La nécessité de renforcer les capacités des femmes politiques pour la conquête des sièges aux élections de 2023 en RDC, un défi majeur à relever

La nécessité de renforcer les capacités des femmes politiques pour la conquête des sièges aux élections de 2023 en RDC, un défi majeur à relever

En RDC la loi électorale encourage l’alignement des femmes et jeunes filles à proportion égale que les hommes, soit 50% sur des listes électorales. C’est l’une des innovations que contient la loi électorale promulguée par le Chef de l’Etat en date du 29 juin 2022. Bien qu’un encouragement sans obligation, une certaine opinion estime qu’il est indispensable de renforcer les capacités des femmes et filles. Cela car cette catégorie de personnes dans la plupart de cas a été discriminée dans la gestion de la chose publique lorsque la constitution plaide pour une gestion paritaire à son article 14.

Les femmes et les hommes doivent tous jouir de manière égale les mêmes prérogatives tout en tenant compte des conditions sexo-spécifique liés à chaque sexe.

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Madame Chantal Makamba, présidente de la ligue des femmes dans le parti politique UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) fédération du sud Kivu estime de sa part que, les défis sont nombreux si on fait allusion aux compétences des femmes qui sont dans différents partis politiques ici au sud Kivu. Selon elle, c’est à ce niveau que réside la nécessité de renforcer les capacités de ces dernières pour qu’elles soient capables de s’exprimer correctement et librement devant les gens et faciliter aussi leur participation massive dans la gestion de la chose publique. Elle est d’avis que dans tout le domaine il suffit juste d’être formé, informé pour acquérir l’expérience pour bien gérer.

“Un bon nombre des dirigeants disent lors des alignements qu’ils manquent des femmes à aligner. Or; on aligne pas pour un simple plaisir mais, on aligne en tenant compte de la capacité que détiennent les femmes au sein des partis politiques. À elle de se questionner, si vous ne les formez pas qu’attendez vous d’elles comme résultats?”, Se questionne-t-elle.

Pour elle, “la question est d’abord de renforcer les capacités de ces femmes intellectuellement, physiquement et moralement ,à travers des ateliers de formation car, la place de la femme dans un parti politique n’est pas seulement la sensibilisation mais plutôt avoir la maturité politique afin d’affronter certains défis et conquérir aux élections”, nous dit madame Chantal dans un entretien téléphonique.

Douce Namwezi, Directrice de l’organisation Uwezo Africa ,estime qu’il est important de renforcer les capacités techniques ,financières et d’autres aptitudes pour ces femmes pour qu’elles soient prêtes à affronter les élections. Elle estime cependant qu’Il est important d’encourager les femmes qui ambitionnent participer à ces élections de se faire connaître déjà dans leurs milieux. Douce affirme que comme Uwezo Africa, il y a d’autres organisations aussi qui travaillent de façon étroite avec des groupes des femmes pour les inciter à candidater, à développer leurs plans des campagnes ,leurs projets de société et d’autres techniques sur l’électorat des femmes pour gagner des élections des façons globales.

Elle en appelle à la volonté des partis politiques parce qu’on a des femmes fortes prêtes à être candidates mais ne sont pas alignées sur des listes électorales et c’est à ce niveau ou le grand problème commence. De cela il y a une loi électorale qui a été promulguée et a fait un pas pour la participation des femmes. Dans son article 13, la loi électorale promulguée incite les partis politiques à soumettre des listes qui ont des candidatures des hommes et des femmes à la hauteur de 50-50 à la CENI pour que ces listes soient exemptées du cautionnement.

” Il ya une avancée en matière légale en faveur de la femme”, estime-t-elle.

“Il y’a des progrès qui ne sont pas visibles parce que le changement n’est pas immédiat .À travers des ateliers des formations organisés par des organisations de la société civile ,certaines femmes prennent désormais conscience et courage de commencer à tenir des réunions politiques ,participer à la prise de décision au sein de leurs partis politiques même si ,la prise en compte des ces dernières reste encore douteuse”, s’inquiète Douce.

“Actuellement, les femmes sont informées sur la loi et marchent avec un soubassement constitutionnel dans leurs têtes. Elles sont outillées d’une manière ou d’une autre ,elles deviennent plus ouvertes au choix lors des élections et cette analogie de dire que les femmes ne sont pas solidaires quitte petit à petit dans leurs têtes. Pour moi je peux me taper sur la poitrine et dire que dans les années qui viennent certes ,le Congo connaitra un changement à travers l’integration du sexe féminin dans la gestion de la chose publique”, affirme-t-elle.

De son côté, Amani Kamanda Jacques rapporteur de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu, pour lui il est impérieux qu’on renforce les capacités des femmes. Certes, il y a des femmes compétentes qui sont intelligentes. Mais la barre n’est pas encore atteinte car si on fait allusion aux statistiques des députés qui sont actuellement à l’Assemblée provinciale, le nombre des femmes est réduit à 5 sur 48 députés.

Nous trouvons dans les institutions les femmes qui excellent dans différentes tâches mais en politique il faut encore renforcer, recycler et leur donner des nouvelles notions. La législation congolaise encourage que les hommes et les femmes participent de façon égalitaire dans la gestion de la chose publique. Vu que, les élections pointes à l’horizon, il y’a de quoi que la femme peut donner sa part de contribution pour que le développement de la République démocratique du Congo soit une réalité. Cette contribution n’est pas seulement pour accompagner des hommes aux élections et recevoir en retour des pagnes, des aliments ou de l’argent lors de la campagne.

Pour lui la femme doit développer non seulement son aspect social mais aussi, son aspect politique pour qu’elle participe activement aux échéances électorales qui viennent et assurer un changement positif de mentalité du pays et de la province.

“Nous sommes maintenant à la cinquième république et bientôt la sixième et tous ces présidents qui se sont succédé ne sont que des hommes. Dans ce cas, je ne dit pas que ça doit être automatiquement une femme mais si on trouve par exemple des competences en une femme, je pense que personne n’hésitera de l’accompagner mais rare sont ces femmes qui haussent la tete”, fait-il observer.

“Les femmes sont souvent peureuses surtout quand il s’agit de poste présidentiel et certaines d’entre elles disent que cette place est réservée qu’aux hommes. Je ne doute pas de leurs capacités mais il suffit juste d’enlever la peur en elles à travers des renforcements des capacités et retravailler leurs bases en tenant compte de la question des compétences et de la maturité politique. Il est aussi important d’avoir une bonne politique c’est-à-dire un projet de la société, de se donner corps et âme et elles arriveront à être à la tête de la République car le pouvoir s’arrache”, estime-t-il.

Me pascal Mupenda Avocat au Barreau du Sud-Kivu estime que, parmi les stratégies, il serait important que les femmes elles mêmes puissent s’accepter mutuellement pas pour favoriser la médiocrité mais pour comprendre que dans les instances politique et décisionnelles il y’a plus d’hommes que des femmes.

“Les femmes doivent susciter un mécanisme de la jalousie en elle pas pour nuire mais plutôt pour renforcer leurs capacités car nombreuses disent que nous ne sommes pas accompagné raison pour laquelle nous perdons très souvent la bataille”, révèle-t-il.

Alors que les hommes aussi disent que, les femmes qui sont dans des partis politiques ne sont pas instruites, qui ont tort et qui ont raison? Personne n’en sais et c’est là où le problème s’enregistre parce que chacun veut tirer le drap à son côté ,personne ne travaille pour l’intérêt commun.

A ce jour où la loi électorale bien que sans mesure contraignante intègre en son sein l’aspect lié au genre dans l’élaboration des listes électorales, ceci rejoint l’esprit de l’article 14 de la constitution qui est pour la gestion paritaire de la chose publique.

Avec ces avancées selon Me Pascal, l’heure est non à la discrimination des femmes en prenant refuge au problème d’incompetence. C’est pourquoi, il demande à la société civile et aux leaders des partis politiques de non seulement aligner les femmes mais de pouvoir les accompagner par tous les moyens possibles parce que lors des élections elles sont souvent écartées et après on avance comme prétexte que, lors de l’alignement nous avons manqué des femmes capables, déplore Pascal Mupenda.

“La gestion des hommes se révèle chaotique depuis les années 60 pour notre pays. La gérance des hommes à la première place n’arrive à convaincre l’auditoire que nous sommes mais si ensemble avec le gouvernement congolais ,la société civile ,les associations des femmes et les partis politiques admettons de mettre en avant plan la femme et voir si le Congo sera sauvé avec un gouvernement respectant la repartition equitable des taches en se referant à l’article 14 et 72 de la constitution. Pour y arriver, que toutes les couches féminines se solidarisent et que les hommes acceptent d’accompagner les femmes comme elles le font à notre égard car, l’accompagnement politique doit être réciproque et équitable”, conclu-t-il.

Byenda Linda Johanna JDH

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La Rédaction JamboRDC

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