A huit mois des élections prévues en République démocratique du Congo, les femmes au sein des partis politiques et de la Société civile du Sud-Kivu se positionnent. Pour relever les défis antérieurs, la présidente de la Fédération de la Société civile congolaise, Wilhelmine Ntakebuka, soutient les capacités de la femme à briguer les postes des responsabilités au même titre que l’homme.
« Il y a des femmes qui ont étudié, qui ont la capacité de gérer et se débrouiller en politique comme les hommes. La femme a des atouts nécessaires pour accéder aux postes des responsabilités », affirme Ntakebuka.
Pour elle, il n’est plus question de faire confiance aux hommes au regard de la situation « chaotique » dans laquelle se trouve le pays actuellement.
« Les hommes sur lesquels nous avons compté n’ont pas développé le pays (…) Aujourd’hui, le pays est dans un fossé très avancé. Est-ce que les hommes n’ont pas des atouts ? Nous ne pouvons plus continuer à faire confiance en eux », regrette-t-elle.
La présidente de la Fédération de la Société civile congolaise reste confiante sur la tenue des élections du 23 décembre 2018.
La participation très forte des parties prenantes au processus électoral amène à espérer que les élections sont réelles et qu’elles se dérouleront dans un climat pacifique », conclu-t-elle.
Materne Nsiku


