Les sinistrés de la catastrophe naturelle du 4 mai 2023 à Bushushu et Nyamukubi continuent de vivre dans des conditions précaires, alerte le Cadre de concertation de la société civile du territoire de Kalehe. Cette structure citoyenne lance un appel urgent au gouvernement central et provincial pour qu’ils prennent des mesures concrètes afin d’améliorer leur situation.
Tout en dénonçant les conditions socio-économiques difficiles auxquelles sont confrontés les sinistrés vivant dans les sites de Kasirusiru, Changuhe, Katashola, Mushonezo et Lwako, Delphin Birimbi, président du Cadre de concertation, tire la sonnette d’alarme en appelant à une intervention urgente.
Celui-ci indique que ces personnes sont dépourvues d’un accès aux soins de qualité, alimentation inadéquate et absence de localisation définitive sur un site approprié. Il plaide pour la mise en place de solutions urgentes pour soulager leurs souffrances.
Le Cadre de Concertation propose notamment la relance des procédures de négociation avec le concessionnaire de Katashola pour la délocalisation définitive des sinistrés, l‘amélioration des conditions de vie sur les sites actuels, en particulier l’accès à l’eau potable, à la nourriture et aux soins de santé, la construction d’une clinique mobile dans chaque site pour permettre l’accès à des soins médicaux de qualité et la création d’activités génératrices de revenus à faveur des sinistrés pour leur autonomisation.
“Nous appelons le gouvernement provincial du Sud-Kivu et le gouvernement central à agir rapidement et efficacement pour soulager les souffrances de ces populations sinistrées. Ils ne peuvent plus attendre, » écrit-il.
Cet appel intervient plus d’une année après ce drame ayant coûté la vie à plus de 400 personnes et plusieurs blessées dans cette partie du Sud-Kivu. Face à la situation de détresse actuelle des rescapés, il est urgent donc que les autorités prennent des mesures concrètes pour mettre fin à ce calvaire en offrant aux sinistrés de Bushushu et Nyamukubi un avenir meilleur.
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