Kalehe : les victimes de multiples catastrophes vivent dans un extrême désespoir

La situation humanitaire à Kalehe (Sud-Kivu) ces derniers temps, est critique en raison des conflits armés, des déplacements de population et des catastrophes naturelles. Les populations victimes de ces événements sont dans des conditions précaires, subissant une augmentation des risques de famine et de malnutrition, alertent les acteurs sociaux dans la zone.

Bodson Habamungu, fait remarquer que les victimes des inondations, glissements de terrain, pluie de grêle et torrentielle, dans le groupement de Mbinga-nord font face à l’insécurité alimentaire, aux multiples cas de maladies et à une hausse de prix des produits agricoles.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

À l’en croire, un bassin de farine de manioc qui se vendait à 7000 francs congolais, début novembre, s’achète actuellement entre 9000 à 10.000 francs congolais. Cette perturbation des prix affecte l’économie de nombreux ménages déjà en difficulté pour prise en charge de la scolarité de leurs enfants.

Du côté du groupement voisin de Mbinga-sud, au-delà des conséquences alimentaires, les victimes des inondations dans le village de Bushushu connaissent les mêmes difficultés. Ici, les activités agricoles et champêtres sont souvent affectées par le niveau d’eau des rivières en crue en raison des fortes pluies qui s’abattent dans la région.

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Face à cette situation dramatique, Amos Bashushana, président du comité humanitaire de base à Bushushu alerte les organisations humanitaires afin d’envisager de grands et petits travaux de canalisation des eaux dans cette entité pour protéger les civils et leurs biens.

« Avec les pluies du 17 au 21 novembre 2025, les rivières Lukungula, Cishova et Nyamukubi à Lushere continuent de déstabiliser ces villages, où elles ont inondé quelques maisons, laissant les victimes dans une pauvreté, » explique-t-il.

La même situation s’observe dans le camp de Katasholwa, qui héberge les victimes des différentes catastrophes naturelles passées. Dans ce camp, les survivants sont dépourvus de l’alimentation, d’eau potable et d’une assistance médicale, indique pour sa part Lawi Rushisha, président de ce site.

« Les problèmes qui touchent les sinistrés, déplacés sont énormes. Ils vivent dans de mauvaises conditions, notamment : la pénurie d’eau, manque des vivres et non vivres,» affirme-t-il.

De tous ces problèmes, ces acteurs sociaux lancent un cri d’alarme, invitant les organisations humanitaires à venir en aide à ces personnes en situation de détresse.

Christine Mwinja

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