Le manque de kits hygiéniques et l’accès limité aux informations sur la santé sexuelle et reproductive continuent d’exposer les femmes déplacées et retournées du haut et moyen plateau de Kalehe, ainsi que du groupement de Ziralo, à de multiples risques sanitaires. Face à cette situation, l’association Femme engagée pour la paix et la promotion sociale appelle les partenaires humanitaires à agir sans délai.
À l’issue d’une campagne de sensibilisation menée dans plusieurs localités de ces zones, l’association dit avoir dressé un constat alarmant sur les conditions de vie des femmes affectées par les déplacements de populations.
Les séances ont porté sur l’hygiène corporelle, la prévention des maladies infectieuses, contagieuses et virales, ainsi que sur les bonnes pratiques en matière de santé sexuelle et reproductive.
L’objectif était de renforcer les connaissances des bénéficiaires afin de réduire les risques sanitaires auxquels elles sont confrontées au quotidien.
Malgré ces efforts, les besoins restent immenses. Selon Samson Sadiki, animateur au sein de l’association, les femmes rencontrées continuent de souffrir d’un manque criant de kits hygiéniques. À cela s’ajoutent l’insuffisance de l’assistance humanitaire, les difficultés d’accès à l’information dans plusieurs villages touchés par l’insécurité ainsi que certaines pesanteurs socioculturelles et religieuses qui limitent encore les échanges autour de la santé sexuelle et reproductive.
Face à cette réalité, l’association Femme engagée pour la paix et la promotion sociale invite les organisations humanitaires, les autorités et les partenaires au développement à renforcer leur appui en faveur des femmes déplacées et retournées du haut et moyen plateau de Kalehe ainsi que du groupement de Ziralo.
Elle plaide notamment pour la distribution de kits hygiéniques, l’amélioration de l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive et la poursuite des actions de sensibilisation dans les communautés les plus vulnérables.
Pour l’organisation, répondre à ces besoins constitue un levier essentiel pour préserver la dignité des femmes et améliorer leurs conditions de vie dans un contexte marqué par les déplacements forcés et les conséquences persistantes de l’insécurité.
Nelson KITUMAIN


