Kabare : drame à Mudusa, la société civile appelle à un accompagnement psychologique

Un homme d’une trentaine d’années, est mort après une profonde blessure à l’aide d’un couteau à la gorge. Cet incident tragique est survenu dans le village de Cimpwiji, sous-village de Cirhagabwa dans le groupement de Mudusa en territoire de Kabare (Sud-Kivu) la soirée du dimanche 28 décembre.

L’information est confirmée à notre rédaction par le Cadre de concertation de la société civile de Mudusa. Selon les témoignages recueillis, la victime, père de plusieurs enfants s’est enfermée dans sa chambre avant de s’infliger une profonde blessure à l’aide d’un couteau. Mulumeorhwa Cizinga Joao, a été transporté d’urgence à l’hôpital général de référence de Ciriri, où il a malheureusement succombé à ses blessures.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Face à ce drame, le Cadre de concertation de la société civile de Mudusa condamne fermement cet acte qualifié d’inhumain, rappelant que ce comportement est devenu courant dans la région, plongeant les familles et la communauté dans la consternation.

La société civile locale appelle la population et la jeunesse de Kabare à un sursaut de conscience, soulignant que ces actes sont sévèrement punis par la loi. Ils exhortent également les autorités compétentes à diligenter une enquête afin d’identifier les causes profondes de cette répétition de drames.

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Contexte préoccupant

Ce n’est pas la première fois que le sous-village de Cirhagabwa 2 est frappé par un tel événement. En septembre dernier, un autre homme s’était donné la mort par pendaison dans la même localité, accentuant l’inquiétude des habitants face à la recrudescence de ces gestes désespérés.

Appel à l’action 

La société civile insiste sur la nécessité d’une mobilisation communautaire et d’un accompagnement psychologique et social pour prévenir de nouveaux drames. Elle plaide cependant pour une implication accrue des autorités locales, des leaders communautaires et des structures de la jeunesse afin de restaurer l’espoir et la dignité humaine à Mudusa.

Marcus Sharone BASHONGA

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