Des dizaines de professionnels des médias de Bunia (Ituri) ont exigé, lundi 29 décembre lors d’une marche, l’ouverture rapide des enquêtes après l’assassinat du journaliste Thierry Lole, confrère à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC). Il a été tué à son domicile par des individus armés dans la nuit de dimanche à lundi selon des sources locales.
Selon les manifestants, des criminels armés de machettes se seraient introduits au domicile de la victime vers deux heures du matin, lui infligeant de graves coups à la tête avant de prendre la fuite sans emporter de biens.
Thierry Lole est décédé des suites de ses blessures à l’hôpital Salama ce lundi matin.
Au cours d’une réunion avec le gouverneur, les journalistes ont demandé l’ouverture d’une enquête pour identifier et traduire en justice les responsables de ce crime. Ils ont également exigé une prise en charge des obsèques et l’instauration de journées de silence radio.
Les représentants des médias affirment que les attaques contre les journalistes se multiplient en Ituri, citant en exemple un enlèvement récent d’un journaliste retenu en otage pendant quatre jours, suivi du meurtre de son enfant par des inconnus.
De leur côté, les autorités provinciales indiquent qu’une enquête est déjà ouverte pour identifier les auteurs et les déférer devant les juridictions compétentes, et elles promettent la prise en charge des obsèques.
Cette disparition tragique relance le débat sur la sécurité des journalistes en province de l’Ituri, une région toujours confrontée à une insécurité persistante. De nombreux professionnels des médias dénoncent depuis longtemps les menaces, intimidations et agressions auxquelles ils sont exposés dans l’exercice de leur métier.
La mort de Thierry Banga Lole rappelle l’urgence pour les autorités compétentes de renforcer les mécanismes de protection des journalistes, afin de garantir la liberté de la presse et la sécurité de ceux qui informent la population, souvent au péril de leur vie.
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