Justice (Sud-Kivu) : Les prisonniers dans les conditions précaires à Idjwi, la société civile appelle à l’implication de l’Etat congolais

Les détenus dans les cachots en territoire d’Idjwi dans la province du Sud-Kivu vivent dans des conditions difficiles. A l’issu d’un monitoring réalisé dans plusieurs maisons carcérales par des défenseurs des droits humains et des acteurs de la Société civile, ces acteurs demandent à l’Etat congolais de s’investir pour améliorer les conditions de prisonniers et remettre de l’ordre dans ce secteur.

Se confiant au journal JAMBORDC.INFO, le Vice-Président de la Société civile condamne le traitement dégradant dont sont victimes les prisonniers d’Idjwi.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

« Ils n’ont pas accès aux soins médicaux, mangent rarement, plus de 20 prisonniers entassés dans une même cellule pourtant d’une capacité d’accueil ne dépassant pas dix personnes. Ils subissent un traitement dégradant et cela rend plus difficile leurs conditions de vie et c’est anormal », regrette Emmanuel Murhonyi, à l’issue du monitoring.

Il dénonce le non-respect des principes juridiques en matières de détention des présumés qui doivent, selon la loi, être présentés à la justice en déans 48heures.

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« Des présumés passent plus de 7 jours au cachots sans être transférés devant la justice pour être entendus et cela contrairement à la loi congolaise qui prévoit 48 heures de détention maximum. Parmis eux, beaucoup de cas sont arrêtés pour des motifs qui ne constitueraient pas des infractions punissables par la justice », fait-il savoir.

Le vice-président de la Société civile appelle le gouvernement congolais à se pencher sur la question pour améliorer la situation dans les maisons carcérales d’Idjwi en particulier et de la province du Sud-Kivu en général.

A l’encroire, le monitoring s’est déroulé dans différents cachots comme Casi/Karhulo, Mugote et Nyakalengwa en territoire d’Idjwi, vendredi dernier.

Gisèle Banywesize

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