Journée mondiale des familles : la résilience recommandée aux familles du Sud-Kivu face aux défis sécuritaires

La Journée mondiale de la famille, célébrée tous les 15 mai, est une occasion de poser un regard sur ce groupe de personnes qui est le socle de la société. Pour l’année 2026, le thème retenu par les Nations Unies est « Familles, inégalités et bien-être des enfants », un choix qui met en lumière les défis croissants auxquels sont confrontés les ménages à travers le monde. 

L’objectif de cette journée est d’attirer l’attention sur le rôle central des familles dans la construction d’un avenir plus juste et plus inclusif pour les enfants.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

En République démocratique du Congo, face à la précarité des revenus, au manque de services de garde accessibles et aux difficultés d’accès aux services essentiels, de nombreuses familles peinent à offrir à leurs enfants un environnement stable. Cette situation expose particulièrement les plus jeunes à un risque accru de pauvreté, avec des conséquences durables sur leur santé, leur éducation et leur bien-être en général.

Agnès Sadiki, actrice et mère d’une famille à Bukavu dans la province du Sud-Kivu, insiste sur l’importance de la résilience des familles face aux difficultés économiques et sociales que traversent plusieurs ménages à l’Est du pays.

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« La résilience et la tolérance sont essentielles pour favoriser le vivre-ensemble au sein des familles, surtout dans le contexte actuel, » a-t-elle indiqué.

Selon Agnès Sadiki, malgré les défis liés à la pauvreté, aux conflits et aux inégalités sociales, les familles doivent continuer à jouer leur rôle de base dans l’encadrement moral et éducatif des enfants.

Elle estime qu’il est important d’éviter les règlements de comptes, les préjugés et les divisions, afin de privilégier le dialogue, la compréhension et le soutien mutuel. Agnès Sadiki encourage par ailleurs les parents à éviter toute forme de « favoritisme» entre les enfants, car ajoute-t-elle, cela peut créer la jalousie et « fragiliser l’unité familiale,».

Alors que les disparités mondiales s’accentuent, la célébration de cette année met en lumière les écarts en matière de revenus, d’éducation, de soins de santé, d’accès au numérique et de services essentiels qui déterminent les chances de réussite des enfants. Elle souligne également la nécessité de mettre en place des systèmes de protection sociale intégrés, comprenant des allocations familiales, des congés parentaux, des services de garde d’enfants abordables et une éducation précoce afin de renforcer la résilience des familles, de réduire la pauvreté et de promouvoir l’égalité des chances.

Déogratias Iragi (stagiaire)

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