La situation sécuritaire reste alarmante dans le territoire de Mambasa, en Ituri. Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des ADF, survenue jeudi 23 juillet à Mandeite, s’ajoute à une série d’incursions meurtrières ayant coûté la vie à plus de 30 civils en l’espace de deux jours, selon une organisation de défense des droits humains.
Salon nos sources, les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont de nouveau frappé le territoire de Mambasa. Leur dernière incursion a été signalée dans la soirée du jeudi 23 juillet à Mandeite, situé dans le groupement Bangole, en chefferie de Babila Babombi.
D’après les informations recueillies par notre rédaction auprès de l’ONG Actions pour la promotion et la défense des droits fondamentaux (APDF), les attaques menées ces deux derniers jours ont fait plus de 30 morts parmi les civils.
Le coordonnateur de cette organisation, Ram’s Mali Kidogo, précise que plus de 18 personnes ont été tuées dans les villages de Njiya, Pada et Bela, où plusieurs habitations ont également été incendiées.
« Nous déplorons les incursions répétitives des ADF en Ituri. Le territoire de Mambasa semble devenir leur nouvelle cible. En deux attaques seulement, plus de 30 personnes ont perdu la vie, » a-t-il dénoncé.
L’APDF s’interroge également sur l’efficacité des opérations conjointes menées par les FARDC et l’armée ougandaise (UPDF), estimant que ces interventions peinent à mettre fin aux exactions commises contre les populations civiles.
Cette nouvelle flambée de violence ravive les inquiétudes des habitants de Mambasa, tandis que les appels se multiplient en faveur d’un renforcement des mesures de protection des civils dans cette partie de l’Est de la République démocratique du Congo.
David Aluta (stagiaire)


