Le Front pour la refondation de la nation (FRN) a annoncé sa création à Goma (Nord-Kivu), le 12 octobre, en remplacement de l’Alliance Fleuve Congo (AFC). Dans un communiqué rendu public mardi 14 octobre, le nouveau mouvement affirme reprendre l’ensemble des droits, obligations et engagements de l’AFC, notamment ceux liés aux négociations de Doha.
La création du FRN intervient trois jours après l’adresse à la nation de l’ancien président congolais Joseph Kabila, prononcée vendredi 9 octobre. Dans ce discours, il a vivement critiqué la gouvernance de son successeur, Félix Tshisekedi, dénonçant notamment ce qu’il qualifie de dérive autoritaire, le tribalisme, le népotisme et la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Trois jours après cette adresse, le FRN a été annoncé à Goma comme une nouvelle structure politico-militaire placée sous la direction de l’ancien chef de l’État.
Cette création marque une nouvelle étape dans la recomposition de l’AFC/M23, alors que le conflit armé se poursuit dans l’Est de la RDC.
Dans son communiqué officiel n° 001/FRN/10/2026, signé par Freddy R. Kaniki, secrétaire général et coordonnateur de l’Exécutif du FRN, le mouvement annonce la dissolution de l’AFC. Il précise que le FRN lui « succède de plein droit » et reprend ses droits, ses obligations et ses engagements, notamment ceux souscrits dans le cadre des négociations de Doha.
Cette annonce soulève désormais des interrogations sur la suite des activités du nouveau mouvement, particulièrement sur la poursuite des engagements pris à Doha et sur les moyens qu’il entend privilégier pour atteindre ses objectifs, dans un contexte où les efforts de règlement politique du conflit se poursuivent.
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