Le Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) dresse un tableau préoccupant de la situation des droits humains en République démocratique du Congo. Dans son rapport mensuel publié le 24 juillet 2026, il fait état d’une hausse des violations documentées en mai, principalement dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où l’insécurité continue d’alimenter les exactions contre les populations civiles.
Le rapport consulté par notre rédaction note que l’organisation a recensé plus de 1 200 victimes de violations des droits humains au cours du mois de mai 2026 en RDC.
Selon ce document, les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu concentrent plus de 80 % des violations enregistrées à travers le pays. Le BCNUDH attribue cette situation à la poursuite des violences perpétrées par des groupes armés, notamment les ADF, le M23 et la LRA, dans un contexte sécuritaire toujours instable.
Le rapport souligne une détérioration de la situation par rapport au mois précédent. Le nombre de violations documentées a augmenté de 26 %, tandis que celui des victimes a progressé de 20 %, illustrant l’ampleur des atteintes aux droits fondamentaux dans les zones touchées par les conflits.
Le BCNUDH s’attarde également sur les violences sexuelles liées au conflit. Au total, 40 incidents ont été documentés, faisant 59 victimes, dont 33 femmes, 25 filles et un homme.
Si ces chiffres sont en baisse par rapport au mois d’avril, les auteurs présumés demeurent préoccupants. L’organisation onusienne indique que les acteurs étatiques sont responsables de près de la moitié des violences sexuelles recensées.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont notamment mises en cause dans 26 cas. Parmi les groupes armés, le M23 est cité comme le principal responsable, avec 14 victimes enregistrées.
Malgré ce contexte, le BCNUDH relève des avancées sur le plan judiciaire. Au cours du mois de mai, 66 poursuites ont été engagées contre des militaires, des policiers et des civils pour des violations graves des droits humains.
Ces procédures ont abouti à une cinquantaine de condamnations, une évolution que l’institution considère comme un signal encourageant dans la lutte contre l’impunité.
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