Edito: Au delà de l’horreur !

La ville de Beni dans l’Est de la Rdc continue à pleurer ses morts depuis lundi 24 septembre 2018.

Au troisième jour du deuil décrété par toutes les associations de la société civile de Beni, les activités socio-économiques tournent au ralenti.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Dix huit morts dont 14 civils, 4 militaires loyalistes, des milliers des blessés… Les présumés Adf ont frappé sans pitié le samedi 22 septembre 2018.

Ce jour là, la ville de Béni était à feu et à sang. Ses habitants ont déserté les logis comme un essaim d’abeille pour converger vers le centre ville. La peur est partout.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Les présumés Adf peuvent frapper quand ils veulent comme ils veulent et qui ils veulent.

La preuve, cette dernière attaque sanglante au camp militaire et au centre ville. L’horreur à Béni et en série…

Pour les habitants de Béni, le 22 septembre a sonné comme un certain 11 septembre. Explosif.

Les paisibles citoyens se sont retrouvés dans les fourches caudines de la nébuleuse Adf.

Qu’ils s’appellent, , terroristes, tueurs, escadrons de la mort ou autres, les résultats et la stratégie sont les mêmes : semer la psychose et installer le chaos.

Il serait pourtant aléatoire de tenter une explication à cette furie meurtrière qui s’empare de Béni.

Les questions qui taraudent les esprits est celle de savoir comment des rebelles peuvent entrer en pleine ville de BENI, tuer ses habitants sans que les militaires de l’opération Sokola et les casques bleus de la Monusco ne soient au courant et ne puissent réagir en temps utile? Les forces de défense et la Monusco sont-elles essoufflées? Non ! réplique le général Bernard Commins, commandant adjoint des forces de la MONUSCO.

“Ceux qui nous reprochent d’être impuissants, malheureusement se trompent. Ceux qui nous reprochent de ne pas intervenir, malheureusement se trompent. Nous avons, à de très nombreuses reprises, malheureusement à cause de la violence qui existe et à laquelle nous faisons face avec les forces de sécurité congolaise, nous avons systématiquement répondu et nous avons toujours déployé des forces aussi vite que nous avons eu l’information ».

Le commandant adjoint des forces de la Monusco fait remarquer que l’intervention des forces onusiennes dépend de l’information qu’elles reçoivent.

« Nous avons, comme nous le faisons systématiquement, réagi le plus vite possible, en fonction des informations que nous avions, en étroite coordination avec nos partenaires militaires congolais pour protéger les civils. Notre action sera d’autant plus efficace que nous aurons l’information nécessaire en temps voulu. Je parle aussi de l’information dont certaines personnes civiles disposent parce qu’elles peuvent voir des gens suspects. Je m’adresse à ceux qui nous écoutent pour leur dire que nous avons
besoin qu’ils nous donnent des informations sur ce qui leur parait suspect ».

Le général Commins reconnait aussi qu’il est difficile d’identifier les auteurs des tueries qui, parfois, opèrent avec des tenues des forces de l’ordre.

« L’identification précise des assaillants est une vraie difficulté. Malheureusement, nous le savons, parfois ils se déguisent, ils
utilisent des tenues militaires. Sur ces assaillants, nous n’avons pas aujourd’hui des informations très précises, mais nous savons où ils ont frappé ».

Comme on peut bien s’en rendre compte, les tueries de Beni, encore celles de samedi passé, révoltent et heurtent toute conscience humaine.

Eugide Abalawi Ndabelnze

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