Des familles de militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) vivent dans une précarité extrême, sans nourriture et autres moyens de subsistance, depuis maintenant cinq mois dans la ville de Bukavu (Sud-Kivu), alerte l’Association pour la lutte contre le tribalisme et les conflits ethniques en RDC, (AFATEC RDC Asbl) dans une enquête menée entre les mois de juin et juillet 2025.
A en croire ce rapport, nombreuses de femmes de militaires n’ont pas de nouvelles de leurs époux, ce qui aggrave leur peine. L’organisation montre que depuis la chute de Bukavu et des autres entités du Sud-Kivu des mains de l’AFC/M23, les familles de ces militaires manquent de nourriture, et certains enfants souffrent de la malnutrition.
« Leurs témoignages empreints de douleur et de résilience, révèlent une crise humanitaire urgente, exacerbée par des risques sanitaires imminents et la perte d’accès à l’éducation, » indique ce rapport d’enquête.
Selon cette enquête 95% des femmes manquent de nourriture pour leurs enfants et 70% des enfants souffrent de malnutrition, 90% des enfants sans scolarisation. Cependant, 60% de ces femmes ds militaires ont été expulsées de leurs abris.
« Leurs voix brisées racontent l’abandon et le désespoir,» souligne Raphaël Ciza, président du Conseil d’administration de cette organisation.
Face à cette situation alarmante, AFATEC RDC appelle le gouvernement congolais ainsi les organisations humanitaires à venir en aide ces familles militaires abandonnées dans la ville de Bukavu, avec la nourriture, soins médicaux, abris et la scolarité des enfants.
«Nous appelons à l’humanité, aux autorités congolaises, les organisations humanitaires à venir en aide à ces femmes et enfants des militaires,» poursuit-il.
Cela fait exactement cinq mois, jour pour jour depuis que les forces loyalistes se sont retirées de leurs positions initiales, à Kalehe, Kabare, Bukavu et Walungu, suite à l’avancée des troupes de l’AFC/M23, laissant derrière elles, des familles sans moyen de subsistance.
Ces familles dépourvues de tout, peinent à survivre dans un contexte où certaines n’ont plus de nouvelles de leurs responsables.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE


