L’insécurité continue de perturber le parcours scolaire des jeunes dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu). Une trentaine d’élèves finalistes ont été attaqués vendredi 19 juin par des hommes armés alors qu’ils se rendaient à pied vers leurs centres de passation de l’Examen d’État. Dépouillés de leurs biens, certains d’entre eux, dont trois filles victimes présumées de violences sexuelles, ont néanmoins poursuivi leur route pour prendre part aux épreuves.
L’ attaque est survenue vendredi 19 juin sur l’axe routier Kiseya-Kilambo, dans le groupement Bafuna. Selon des sources locales, ces candidats se rendaient vers les centres de passation de l’Examen d’État de Ntoto et Byungu après avoir parcouru plusieurs kilomètres à pied à travers la forêt.
Les victimes ont été interceptées près de la localité de Kimua, dans le groupement voisin de Waloa Yungu. Les assaillants les auraient dépouillées de leurs biens, notamment des cahiers, téléphones portables, argent et autres effets personnels.
D’après les mêmes sources, ces élèves étaient contraints de parcourir plus de 26 kilomètres à pied pour rejoindre leurs centres d’examen, faute de moyens de transport et en raison du contexte sécuritaire difficile qui prévaut dans cette partie du territoire de Walikale.
Des cas de violences sexuelles ont également été signalés. Selon des sources locales, trois élèves filles auraient été victimes de violences sexuelles avant que les assaillants ne relâchent le groupe.
Cette information a été confirmée par une source du secteur éducatif Nord-Kivu 3. Malgré cette attaque, les élèves ont poursuivi leur route et ont finalement rejoint leurs centres de passation.
Le responsable du secteur éducatif Nord-Kivu 3 indique que les épreuves de l’Examen d’État ont effectivement débuté ce lundi dans les 60 centres répartis à travers les territoires de Masisi et Walikale. Au total, 18 273 candidats, dont 7 103 filles, prennent part à cette édition.
Face à cette situation, des notables de Walikale dénoncent une insécurité persistante dans la région, qu’ils attribuent à la présence de groupes armés. Ils appellent les autorités à prendre des mesures urgentes afin de garantir la sécurité des candidats et des populations civiles.
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