Bukavu : non-respect de la tarification du prix de transport en commun, l’ACCO n’est-elle pas en complicité avec les conducteurs?

Le secteur de transport en commun dans la ville de Bukavu devient de plus en plus un casse-tête pour les habitants dans les trois communes de la ville. Sur tous les axes, presque tous les conducteurs fixent le prix selon l’humeur de chacun. Situation que déplore plus d’un observateur interrogé par votre radio ce jeudi 23 novembre.

En effet, l’autorité urbaine Zéno Karumba en concertation entre le bureau urbain des transports et de communication avait
abouti à un consensus d’actualisation sur le prix de transport interurbain. Le nouveau tarif du transport en commun dans la ville de Bukavu, publié au mois d’octobre dernier était fixé en prenant en compte tous les éléments de convergence entre les parties prenantes.

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A l’issue de la rencontre. à titre illustratif, le Maire Zénon Karumba avait fixé le prix selon les trajectoires, ainsi pour pour les voitures taxi :

Trajet Feu-rouge-carrefour/Kadutu : 1000fc,
La Botte-Nyawera -Nguba/Frontière Ruzizi 1er : 1000fc,
Place de l’indépendance -Bagira : 1000Fc,
Place de l’indépendance -Panzi : 1000Fc.

Pour les Bus et Munis-bus :

Place de l’indépendance -Bagira : 700fc,
Bagira -Frontière Ruzizi 1er : 1000Fc,
Nguba-place de l’indépendance-Carrefour Kadutu-ONL/Genda : 800Fc,
Feu-rouge-carrefour :500fc,
Place de l’indépendance -Ciriri : 800fc.

Malheureusement regrettent les observateurs, malgré les mesures contraignantes, les chauffeurs foulent au pied cette décision.

Actuellement, une course dans une voiture-taxi se négocie entre 1500 à 2000Fc sur la majorité des axes, tandis qu’ une course dans un munis-bus est fixé entre 1000 à 2000Fc, ceci selon le moment.

Face à cette situation, plus d’un citoyen s’interroge sur le rôle de l’Association des chauffeurs du Congo, (ACCO) qui en principe devrait faciliter le respect de cette mesure. D’autres estiment par contre que cette association aurait des dividendes dans le désordre qu’orchestre les conducteurs dans ce secteur au niveau de la ville.

A cet effet, ces observateurs lancent un cris d’alarme face à ce désordre qui s’observe surtout pendant les heures de pointes, et interpellent l’hôtel de ville de remettre de l’ordre dans le secteur de transport au niveau urbain.

Gabriel ACIRHUSHOKOLIRE

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