Bukavu : « l’homme est responsable des catastrophes naturelles dont il subit », Séraphin Cherubala

Le déplacement massif de la population, l’arrêt des services sociaux, le traumatisme, la séparations des familles et la perturbation du calendrier scolaire, c’est parmi les conséquences visibles sur les victimes des différents catastrophes naturelles survenus dans les villes de Bukavu et Goma.

Ceci ressort d’un atelier de formation en faveur des prestataires des radios communautaires sur le soutien psychosocial des populations affectées par l’éruption Volcanique et  autres catastrophes naturelles.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Cet atelier a pour objectif de renforcer les capacités des prestataires des radios communautaires sur le soutien psychosocial des victimes des catastrophes naturelles mais aussi de monter à partir de leurs radios, in programme de soutien psychosocial à cette catégories des personnes.

Selon Séraphin Cherubala, paneliste du jour, les catastrophes naturelles vécues à Bukavu particulièrement, sont une conséquence de la non gestion de la nature. Il s’étonne de constater l’entêtement de la population qui continue à construire sur des sites impropres malgré des cas des morts, d’érosion et de glissement de terrain.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Séraphin Cherubala estime que la population devrait prendre conscience du danger et y remédier.

«  La solution pour résoudre ces catastrophes naturelles, nous demande tous de nous assoir et de réfléchir. Nous savons déjà, elles sont causées par quoi. Nous remarquons que les solutions loses en place pour les victimes ne sont pas dans le sens de les aider à oublier ce qui s’est passé mais plutôt de les enfoncer dans le même soucis…comment est-ce possible nous voyons des choses nous arriver et emporter des vies humaines mais nous y retournons de nos propres gré soit avec l’appui de nos gouvernants soit par notre propre volonté sachant que d’autres y ont perdu la vie. Pour mettre fin à cela, nous devons prendre du temps et penser à notre vie et par la suite prendre la décision de ne plus rentrer dans les mêmes conditions qui nous ont donné la possibilité de vivre dans l’anarchie car dit-on les mêmes causes produisent les mêmes effets » a souligné Séraphin Cherubala.

Notre source invite la population du Sud-Kivu en général et de Bukavu en particulier de ne pas tout attendre du gouvernement mais de prendre le taureau par ces cornes et se refuser de poser des actes qui détruisent l’environnement et ainsi mettre à l’abris nos familles.

Retenez que cette formation est organisée par l’Unesco du lundi 23 au mardi 24 Aout 2021. Elle est en faveur des journalistes membres du réseau des journalistes amis des enfants, RJAE.

Esther Kanga

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