Les conducteurs de tricycles, communément appelés « Bajaj », ont déclenché ce lundi un mouvement de grève sur plusieurs axes de la ville de Bukavu (Sud-Kivu). Ils dénoncent les tracasseries policières dont ils disent être victimes, rapporte la Société civile d’Ibanda.
Les axes Kamagema–Essence, Essence–Nyawera et Essence–Place de l’Indépendance figurent parmi les plus touchés par cette perturbation, selon Murhula Machumbiko, président du noyau communal d’Ibanda de la Société civile, Forces vives du Sud-Kivu.
Dans une déclaration, ce dernier appelle les autorités compétentes, notamment le maire de Bukavu, à s’impliquer urgemment pour trouver une solution à cette situation. Il dénonce également la perception de taxes dont la base légale et la transparence sont, selon lui, contestées.
La Société civile plaide pour l’ouverture d’un dialogue entre les autorités et les conducteurs de Bajaj afin de rétablir la circulation et de garantir aux transporteurs des conditions de travail respectueuses de leurs droits.
À Bukavu, les Bajaj occupent une place importante dans le transport urbain. Ces tricycles facilitent notamment les déplacements dans les quartiers difficiles d’accès et offrent une alternative aux taxis classiques et aux motos individuelles.
Cette grève perturbe ainsi un secteur essentiel à la mobilité des habitants, alors que les conducteurs réclament la fin des tracasseries policières et des réponses aux problèmes qu’ils dénoncent.
Johanna Malenga (stagiaire)


