Bukavu : Le consortium Femme au Fone sensibilise les journalistes et DDH sur la recrudescence des VSBG

Bukavu : Le consortium Femme au Fone sensibilise les journalistes et DDH sur la recrudescence des VSBG

Le consortium Femme au Fone (FAF) vient d’organiser ce jeudi 10 février 2022 une conférence de presse sur la recrudescence des Violences Sexuelles et Basées sur les Genres (VSBG) et des femmes accusées de sorcellerie dans la salle de réunion DCMP à Bukavu à l’intention des journalistes et Défenseurs des Droits Humains (DDH). Cette activité rentre dans le cadre de son projet « Alerte précoce des VSBG, au travers le système Femme au Fone et la solution SOS Secours pour la prévention et la réponse ».

Selon la chargée des programmes au sein de l’Association de Femmes des Medias (AFEM) membre du consortium FAF, Eliane Pole pole, pour une période de juin 2021 à décembre 2021, 427 cas des femmes accusées d’être sorcières ont été collectés et plus de 152 cas d’alertes des violences domestiques et conjugales ont été enregistrés au niveau du système Femme au Fone. Elle indique que l’objectif de ces assises était de mobiliser les professionnels de médias et défenseurs de droits humains sur les violences basées sur les genres et spécifiquement des violences domestiques et des femmes accusées de sorcellerie dans différents territoires et villes de la province du Sud-Kivu.

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« Nous avons organisé cette conférence de presse parce que nous nous sommes dit que c’est important de partager cette information aux journalistes et aux défenseurs des droits humains pour qu’à leur tour ils puissent la relayer ou rappeler aux membres de la communauté que la femme a droit de vivre dans un environnement sans violence parce que la violence cause des conséquences inexplicables, détruit la communauté et ne permet pas l’épanouissement de la femme. Nous avons mobilisé les journalistes et défenseurs des droits humains pour passer aussi cette information afin que toute personne puisse jouer son rôle dans la lutte contre cette pratique néfaste au sein de notre communauté », a-t-elle expliqué.

Et d’ajouter :

« Dans cette conférence, nous avons aussi eu l’occasion de présenter l’application SOS Secours qui est une nouvelle application qui vient aider le système Femme au Fone par rapport à la géolocalisation des indices et des messages qui arrivent à FAF. Elle va aider les membres de la communauté à alerter et lorsque les messages nous arrivent, nous saurons situer directement les lieux à travers cette application car les violences sexuelles et basées sur le genre renforcent l’insécurité des femmes et nous ne devons pas nous taire face à cette pratique », Poursuit Eliane Pole pole.

A cette même occasion, plusieurs recommandations ont été formulées pour diminuer les violences domestiques et conjugales dont sont victimes les femmes, en l’occurrence, bannir des chansons discriminatoires et qui détériorent l’image des femmes , sensibiliser les jeunes sur l’égalité de droits, sensibiliser sur les sens, la signification symbolique de la dot, combattre les coutumes rétrogrades, donner une bonne éducation de base aux enfants, encourager les femmes à revendiquer leurs droits, vulgariser les articles du code pénal qui réprime les infractions en rapport avec les violences domestiques, sensibiliser les femmes à porter plainte, faire respecter la loi, Encourager les femmes à se rapprocher des associations et cliniques juridiques pour avoir de soutien, Sensibiliser sur les différentes formes des violences domestiques, pour ne citer que cela.

Le consortium Femme au Fone indique que 61 cas des femmes battues et des pratiques néfastes suite à l’ivresse des maris, ont été documentés dans les zones couvertes par ce projet. Ceci avant de souligner que plusieurs femme meurent en silence à la suite des violences conjugales et des victimes fréquemment battues n’ont pas le courage de le dénoncer par peur de faire l’objet des critiques au sein de la communauté.

La salle de réunion DCMP a servi de cadre à cette conférence de presse organisée par le consortium FAF dans le cadre de son projet « Alerte précoce des violences sexuelles et basées sur le genre » conduit par AFEM avec l’appui technique d’internews RDC et financer par la coopération Suédoise.

Rédaction

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La Rédaction JamboRDC

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