Bukavu : la société civile urbaine décrie la mégestion notoire des espaces récréatifs dans la ville

Le Bureau urbain de la Société civile de Bukavu condamne ce qu’il qualifie de mégestion de certains espaces récréatifs dans la ville. Cette dénonciation a été faite par Jackson Kalimba, président de cette organisation citoyenne, dans une interview avec la rédaction de Jambordc.info, ce mercredi 1er Septembre 2021.

Dans sa déclaration, le Responsable de cette structure de défense des droits du peuple fustige la mauvaise gestion qui s’observe sur certains sites destinés aux activités sportives mais qui servent à des fins autres que celles pour quoi ils ont été aménagés.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

<< Nous dénonçons cet état de faire, les cercles récréatifs au niveau de la ville de Bukavu, sont des endroits spécifiques pour le divertissement. Mais aujourd’hui, nous sommes en train de constater une mégestion notoire par rapport à ces lieux. C’est comme le cercle sportif de Labotte qui est devenu méconnaissable, puisqu’il y a des restaurants qui y ont été érigés; il y a des militaires qui y logent; c’est devenu un endroit pour le lavage des véhicules. Ce qui détruit même l’écosystème dans le lac Kivu. On ne sait pas si cet endroit est devenu un camps militaire>>, a déclaré monsieur Jackson Kalimba.

Il ajoute en disant que le cercle sportif de Kadutu, a subi le même sort: un délaissement dans un premier temps pour finir par servir à d’autres fins. D’où, à l’en croire, une entreprise s’est acquis cet endroit en y exerçant ses activités commerciales.

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<<On ne sait pas qui a signé ce contrat et aujourd’hui ce sont des karaokés qui s’y font pourtant c’est un endroit qui était réservé à la jeunesse. Il y a également le terrain de Ndendere qui jadis était un endroit pour se divertir, mais aujourd’hui vous allez constater qu’il y a un contrat qui avait été signé je ne sais par qui pour que le terrain soit donné aux réfugiés. Et vous constaterez aussi qu’il n’y  a plus de réfugiés sur cet endroit>>, poursuit-il.

Il fait remarqué par contre que ce manque d’espaces pour le divertissement est à la base de plusieurs méfaits entre autres le vagabondage et la délinquance juvénile. Puisque, par manque d’occupation, certains jeunes s’adonnent à la consommation des boissons fortement alcoolisées.

Jackson Kalimba se dit consterné de voir qu’un endroit destiné à l’éducation physique de la jeunesse soit délaissé. Et soupçonne une tentative de spoliation de ces endroits.

Il appelle par ailleurs les autorités à tous les niveaux, nommément le ministre provincial de la jeunesse de s’investir afin de donner un éclaircissement sur la gestion de ces espaces qui sont des patrimoines de l’état mais gérés par des tiers.

Notre source promet des actions citoyennes si rien n’est fait pour remettre les jeunes dans leurs droits.

Alpher Kalala

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