La présence des enfants de la rue refait surface dans plusieurs quartiers de Bukavu (Sud-Kivu). Un phénomène qui avait pourtant disparu une semaine après l’entrée du groupe armé AFC/M23 dans la ville en février 2025.
Alors qu’ils semblaient avoir disparu pendant plusieurs mois, ces jeunes sont de nouveau visibles le long des principales artères de la ville, suscitant des inquiétudes chez plusieurs habitants, notamment les passagers qui circulent la nuit.
Selon plusieurs témoins, ces enfants occupent désormais certains coins stratégiques de la ville où ils passent la nuit et sollicitent de l’aide auprès des passants.
D’autres habitants craignent une recrudescence de l’insécurité liée à ce phénomène social devenu récurrent dans la ville de Bukavu.
Ces enfants, parmi lesquels, des filles, sont souvent visibles au niveau de la place Mulamaba non loin du Kin-marché ainsi qu’à la place Munzihirwa à Nyawera, dans la commune d’Ibanda.
Interrogé à ce sujet, Shukuru Kalenga, juriste de formation explique que le phénomène des enfants de la rue est une réalité observée dans plusieurs pays du monde.
Toutefois, il estime que la République démocratique du Congo figure parmi les pays les plus touchés.
Selon lui, plusieurs textes nationaux et internationaux protègent les droits de l’enfant, y compris ceux des enfants communément appelés « enfants de la rue ».
« La rue n’a jamais engendré un enfant. Chaque enfant a droit à la protection, à l’encadrement et à l’éducation, » a-t-il déclaré à notre rédaction.
Il insiste sur la responsabilité des parents, des autorités ainsi que des acteurs sociaux dans l’application effective des textes relatifs à la protection de l’enfant. Shukuru Kalenga avertit également sur les conséquences que peut engendrer l’abandon de ces enfants, notamment les risques d’insécurité, de délinquance et de marginalisation dans le futur.
Face à cette situation, plusieurs acteurs sociaux appellent à des mesures urgentes pour l’encadrement, la réinsertion et la protection des enfants vivant dans la rue afin de prévenir les dangers sociaux que pourrait entraîner ce phénomène grandissant à Bukavu.
Merci Byamungu


