La société civile d’Ibanda appelle les familles et les communautés à renforcer l’écoute et le dialogue avec les personnes confrontées à des situations de détresse. Cet appel intervient après un cas de suicide signalé ce jeudi 20 août dans le quartier Panzi, à Bukavu (Sud-Kivu).
Selon Murhula Machumbiko, président de la société civile d’Ibanda, la victime, identifiée comme Yoshuwa Salumu, était un père de famille. Les circonstances et les raisons de son geste restent pour l’instant inconnues.
Ce drame intervient dans un contexte marqué par une situation difficile pour de nombreuses familles du Sud-Kivu, affectées depuis plusieurs mois par les conséquences du conflit armé. Les déplacements de populations, la perte des moyens de subsistance, les séparations familiales, les traumatismes et les difficultés économiques exposent de nombreuses personnes à des situations de grande vulnérabilité.
Sans établir de lien direct entre ces difficultés et le cas enregistré à Panzi, la société civile estime que cette situation doit pousser les communautés à accorder davantage d’attention aux personnes en détresse.
Murhula Machumbiko invite notamment les parents, les jeunes et les responsables communautaires à être attentifs aux signes de souffrance chez leurs proches. Il cite parmi les facteurs pouvant fragiliser certaines personnes le stress, les traumatismes, la pauvreté et les déceptions.
La société civile encourage ainsi les personnes confrontées à des moments difficiles à ne pas rester seules, mais à parler à une personne de confiance et à rechercher un accompagnement.
Elle appelle également les familles et les communautés à privilégier l’écoute, le dialogue et la solidarité afin de mieux accompagner les personnes éprouvées par les différentes crises que traverse la région.
Rédaction


