Bukavu : A la rencontre d’Emmanuella Bahindwa, cette jeune camerawomen au goût du professionnalisme

Bukavu : A la rencontre d’Emmanuella Bahindwa, cette jeune camerawomen au goût du professionnalisme

Si l’enseignement est un métier de passion, la prise des vues est quant à elle l’un des métiers les plus exigeants.

Depuis des décennies, la profession de prise des vues (filmage) est considérée comme étant l’apanage des hommes.

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Grâce à l’évolution de la modernité et la prise de conscience de nombreuses femmes, ce métier est devenu désormais inclusif et ouvert à tous les genres sans exception. D’où le concept Camerawomen pour désigner une femme qui fait du filmage son métier au delà d’une passion.

A Bukavu particulièrement, ayant pris conscience, plusieurs femmes font preuve de courage et intègrent petit à petit le filmage soit à travers la carrière de journaliste ou encore par des formations professionnelles.

C’est le cas d’Emmanuella Bahindwa, jeune femme journaliste évoluant à Bukavu, passionnée de la prise des vues et du travail bien fait.
Emmanuella est journaliste amie des enfants et réalisatrice d’un film court métrage.Titulaire d’une licence en sciences économiques et de gestion, cette professionnelle de media fait du filmage son métier quotidien et espère travailler dur pour améliorer la qualité de ses productions.

Comment avez-vous eu connaissance du filmage ?

« Je fais le journalisme depuis 3 ans. J’ai commencé comme camerawomen et monteur-assistante chez Digital Congo, bureau de Bukavu. Je suis devenue ensuite camerawomen professionnelle, puis journaliste correspondante de Éduc Télévision. Après une formation sur le cinéma, je suis depuis peu aussi réalisatrice de film court métrage. Bref, trois ans de maturation et de passion pour la caméra »Explique-t-elle.

Pourquoi avoir fait le choix de la prise des vues ?

« La prise des vues est une passion pour moi, rien de contraignant. Déjà que j’aimais m’enregistrer sur mon propre phone avant de savoir utiliser une caméra. Donc quand je filme, c’est une partie de ma creativité que je transmets, quand je choisi des angles de prise des vues et c’est très passionnant. Un vrai regard de femme sur le monde quand je dois faire le montage et choisir quoi garder et quoi mettre à la poubelle » Poursuit Emmanuella.

Quelle est la place de la femme dans un tel métier longtemps masculinisé ?

« La femme a une grande place dans le monde médiatique car nous sommes l’expression de la créativité féminine dans un métier que certains croient réservé entre guillemets aux hommes. Mon mentor me dit toujours de ne jamais avoir un quelconque complexe quand tu fais un travail que tu aimes. Faites le plutôt avec du sérieux, détermination et surtout en restant humble, le résultat doit suivre. Donc le journalisme a besoin des hommes et des femmes. C’est vrai, on n’est pas nombreuses dans la prise des vues, mais je sais que ça viendra. Et rassurez-vous, nous les femmes savons capter les détails qui touchent.» ajoute notre source.

Vous parlez d’un mentor, qui est-il donc si ce n’est un secret bien-sûr!

« Bien sûr que j’ai un modèle et c’est pas un secret de le dévoiler. Monsieur Ernest Muhero est ce coach dont je suis les pas et je l’apprécie surtout pour sa rigueur professionnelle qui paie dans tous les cas. C’est lui qui m’a donné le goût de ce métier et ne cesse de me guider pour m’améliorer. C’est vrai que depuis le bas-âge le journalisme était déjà un rêve pour moi, et aujourd’hui que je pratique ce métier, je rêve d’aller encore plus loin avec sans doute l’aide de mes aînés plus expérimentés.» Renchérit Bahindwa.

Quel message pour toutes ces femmes qui hésitent d’intégrer le filmage ?

« J’encourage en tout cas les autres femmes et filles à faire ce métier, aux aînées de persévérer dans l’excellence afin de nous tracer une bonne trajectoire. Aux autres collègues journalistes et cinéastes femmes déjà dans le métier de prendre courage parce que plus les femmes se distinguent dans le métier, plus ça va motiver les petites sœurs à choisir le journalisme et nous serons ainsi entrain d’assurer notre relève». Conclut cette camerawoman.

Patrick MAKIRO

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La Rédaction JamboRDC

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