Ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a réagi à la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), annoncée le 12 octobre à Goma par Joseph Kabila, président honoraire de la RDC. Il appelle les Congolais à défendre pacifiquement la souveraineté nationale et exhorte les responsables des mouvements armés à privilégier le dialogue plutôt que le recours aux armes.
Dans une vidéo publiée mercredi 14 octobre sur son compte X, le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) estime que le recours aux armes ne peut se concilier avec les discours en faveur de la paix. Il fait notamment référence aux déclarations de Joseph Kabila du 9 octobre, avant l’annonce de la création du FRN, un mouvement politico-militaire dont la direction est associée aux responsables de l’AFC/M23.
« On ne peut proposer la paix à notre peuple tout en recourant aux armes, » déclare Vital Kamerhe, qui invite les acteurs politiques à privilégier les voies pacifiques pour sortir le pays de la crise.
L’ancien président de l’Assemblée nationale revient également sur le bilan des conflits armés en République démocratique du Congo. Il évoque notamment les déplacements de populations, les enfants privés de scolarité et les violences subies par les femmes. Selon lui, les rébellions successives n’ont pas permis d’apporter aux Congolais la sécurité, la justice et la prospérité qu’ils attendent.
Vital Kamerhe estime par ailleurs que Joseph Kabila, qui a dirigé le pays pendant 18 ans, doit assumer sa part de responsabilité dans l’histoire politique de la RDC. « On n’efface pas son propre bilan en accusant son successeur, » affirme-t-il.
Le président de l’UNC réaffirme, dans la même intervention, son soutien à Félix Tshisekedi. Il appelle les Congolais à dépasser leurs divergences politiques pour préserver l’unité nationale, l’intégrité territoriale et l’ordre constitutionnel.
« À quoi bon prendre les armes pour finir autour de la table de négociation, alors que le dialogue aurait pu permettre d’éviter tant de pertes en vies humaines ? », s’interroge-t-il.
Kamerhe se dit enfin disponible à contribuer à la recherche de la paix. Son intervention intervient dans un contexte de tensions politiques et sécuritaires dans l’Est de la RDC, où la création du FRN suscite des réactions au sein de la classe politique congolaise.
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