Les prix de plusieurs produits de première nécessité connaissent une nouvelle hausse sur le marché à Bukavu(Sud-Kivu). À l’issue de notre constat fait ce jeudi 24 septembre, aux marchés de Nyawera et Kadutu, plusieurs vendeurs comparent les prix pratiqués auparavant à ceux actuellement affichés sur les étals.
Le sac de 25 kg de riz, par exemple, est passé de 19 à 21 dollars américains. Le sucre, vendu auparavant à 43 dollars les 25 kg, se négocie désormais autour de 45 dollars. Pour la farine de maïs Mbale, le prix est passé de 21 à 23 dollars le sac de 25 kg.
La hausse est également observée sur les haricots. Le sac de 100 kg, qui se vendait à environ 58 dollars auparavant, atteint aujourd’hui 82 dollars, selon les vendeurs interrogés.
D’autres produits connaissent aussi des variations. La pomme de terre, par exemple, est signalée à 1 000 francs congolais auparavant contre 2 000 francs actuellement pour un kilogramme, tandis qu’un bidon d’huile végétale de type DHL est passé de 30 à 35 dollars.
L’huile de palme, elle, se négocie autour de 55 000 francs congolais contre 51 000 francs auparavant. Le sac de braises est passé de 50 000 à 60 000 francs, selon le volume. Le prix du sac de 25 kg de sel, en revanche, est resté à 25 000 francs congolais.
Des difficultés d’approvisionnement mises en avant
Pour les vendeurs rencontrés sur ces deux marchés, cette évolution ne traduit pas une baisse des prix, mais plutôt une tendance générale à la hausse de plusieurs produits.
Ils évoquent notamment les difficultés rencontrées par les commerçants pour acheminer les marchandises jusqu’à Bukavu. Selon leurs témoignages, les contraintes liées à l’état et à l’accès aux voies d’approvisionnement les obligent davantage à recourir aux commandes, ce qui entraînerait une augmentation des coûts.
À cela s’ajouterait, selon ces commerçants, la multiplication des taxes et autres frais liés au transport et à l’acheminement des marchandises.
Les vendeurs établissent un lien entre ces difficultés et le contexte sécuritaire marqué par la guerre dans la région. Ils estiment que les perturbations des circuits commerciaux finissent par se répercuter sur les prix payés par les consommateurs.
Dans les marchés de Nyawera et Kadutu, cette situation se traduit ainsi par une augmentation du coût de plusieurs produits de consommation courante, alors que les ménages doivent continuer à faire face aux dépenses quotidiennes.
La tendance des prochains jours dépendra notamment de l’évolution de l’approvisionnement de la ville et des conditions dans lesquelles les commerçants pourront acheminer leurs marchandises vers Bukavu.
Yvette Ishara (stagiaire, étudiante à l’ETJ)


