Plus de dix jours après les bombardements qui ont frappé plusieurs localités des hauts plateaux de Fizi (Sud-Kivu), les victimes poursuivent leur prise en charge dans différentes structures sanitaires. L’administration territoriale, qui fait état de plus de 50 morts et de nombreux blessés, qualifie ces attaques de violation des droits humains et du droit international humanitaire.
Selon nos sources sur place, parmi les victimes figurent des femmes et des enfants blessés lors de ces attaques qui, selon l’administrateur du territoire, ont causé « d’importantes pertes en vies humaines et de lourds dégâts matériels».
Lundi 13 juillet, Samy Kalonji Badibanga, s’est rendu au chevet de plusieurs blessés hospitalisés. D’après la cellule de communication du territoire, les patients proviennent des villages de Mulima, Rugezi, Abala, Nakiele, Mikenge et Point Zéro, situés dans le groupement de Basilocha, secteur de Tanganyika, dans les hauts plateaux de Minembwe.
Au cours de cette visite, l’administrateur s’est enquise de l’état de santé des victimes, leur a exprimé sa solidarité et a encouragé le personnel soignant à poursuivre les efforts de prise en charge.
L’administration indique que d’autres victimes admises dans différentes structures sanitaires seront également visitées dans les prochains jours.
Selon les autorités territoriales, plusieurs des personnes touchées étaient des enfants qui participaient aux cérémonies de proclamation des résultats de fin d’année scolaire lorsque les bombardements sont survenus.
Le bilan communiqué par l’administration fait état de plus de 50 personnes tuées et de nombreux blessés. Les autorités rapportent également d’importants dégâts matériels, notamment la destruction de maisons d’habitation, de champs, de bétail, de routes de desserte agricole, d’écoles, de marchés ainsi que d’un centre de santé construit dans le cadre du programme PDL-145 Territoires.
L’administration territoriale attribue ces bombardements à des drones et avions de chasse de l’armée rwandaise. Elle affirme également que la partie orientale du territoire de Fizi demeure affectée par la présence de l’AFC/M23, de groupes armés locaux, notamment Red Tabara, Twirwaneho et les FNL, ainsi que de combattants étrangers.
Pour l’administration du territoire de Fizi, ces bombardements constituent une violation des droits de l’homme et du droit international humanitaire, appelant à une mobilisation pour la protection des populations civiles.
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