Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, vendredi 26 juin, le Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MONUSCO, James Swan, a dressé un tableau préoccupant de la situation dans l’Est de la République démocratique du Congo. Il a notamment souligné les conséquences humanitaires de l’insécurité persistante et appelé les parties au conflit à placer la protection des civils au cœur de leurs priorités.
Les échanges ont porté notamment sur les activités des groupes armés, les violations du cessez-le-feu, l’exploitation illicite des ressources naturelles ainsi que le rôle de la MONUSCO dans le contexte actuel.
Dans son intervention, James Swan a insisté sur la détérioration continue des conditions de vie des populations, particulièrement à Goma et Bukavu. Il a évoqué les conséquences de la fermeture prolongée des banques et des aéroports, qui, selon lui, aggravent les difficultés auxquelles font face les habitants.
« Cette fermeture prolongée complique considérablement les déplacements des populations, freine les activités économiques et ralentit l’acheminement de l’aide humanitaire, » a-t-il déclaré.
Le chef de la MONUSCO a également exhorté toutes les parties impliquées dans le conflit à respecter le droit international humanitaire et à faire de la protection des populations civiles une priorité. Il a notamment plaidé pour la réouverture des aéroports de Goma et de Kavumu afin de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et la reprise des activités socio-économiques.
Enfin, James Swan a relevé que les membres du Conseil de sécurité ont, à des degrés divers, réaffirmé leur soutien aux processus diplomatiques de Washington et de Doha, considérés comme des cadres essentiels pour la recherche d’une solution durable à la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo.
David Aluta(stagiaire)


