À l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, célébrée ce 26 juin, des organisations de défense des droits humains de l’Est de la République démocratique du Congo alertent sur la persistance des actes de torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants dans les zones touchées par les conflits armés.
Dans un contexte marqué par l’insécurité, les violences armées et les déplacements massifs de populations, de nombreuses victimes peinent encore à accéder à la justice, à obtenir réparation ou à bénéficier d’une prise en charge médicale et psychologique adaptée.
Selon Alain Mutiki, défenseur des droits humains, les provinces du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et de l’Ituri demeurent parmi les plus affectées par ces violations. Il déplore les arrestations arbitraires, les détentions illégales et les multiples formes de violences qui portent atteinte à la dignité et aux droits fondamentaux des populations.
À Bukavu, poursuit-il, plusieurs habitants portent encore les séquelles physiques et psychologiques de la guerre et de l’insécurité. Nombreux d’entre eux restent privés d’un accompagnement médical, psychologique et juridique adapté.
Les organisations de la société civile rappellent que les conséquences de la torture dépassent les blessures physiques. Elles affectent durablement la santé mentale des survivants, fragilisent les familles et compliquent leur réinsertion sociale et économique.
Face à cette situation, Alain Mutiki appelle les autorités congolaises à renforcer les mécanismes de protection des droits humains, à lutter contre l’impunité et à poursuivre les auteurs de ces violations. Il plaide également pour un meilleur accompagnement des survivants afin de favoriser leur réhabilitation.
Cette année, la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture est célébrée sous le thème : « Unis pour les victimes de la torture : respecter, protéger et réaliser le droit à réparation », un appel mondial à la solidarité, à la justice et au respect de la dignité des victimes.
Merci Byamungu


