L’Église du Christ au Congo (ECC) appelle les acteurs politiques et sociaux à privilégier un dialogue démocratique national et inclusif avant toute initiative de révision ou de modification de la Constitution. Dans une déclaration publiée dimanche 7 juin, elle estime que le contexte actuel exige un large consensus pour préserver la paix et renforcer l’unité nationale.
Dans cette déclaration finale à l’issue de la 66e session extraordinaire de son Comité exécutif national, l’ECC souligne que toute démarche visant la révision ou la modification de la Constitution doit s’inscrire dans un climat apaisé et inclusif, conformément aux dispositions des articles 5, 218, 219 et 220 de la Constitution.
Pour l’Église protestante, le contexte actuel requiert davantage de concertation entre les différentes composantes de la nation afin de dégager un consensus sur les grandes questions institutionnelles.
« L’Église du Christ au Congo estime qu’une initiative de réformes constitutionnelles dans le contexte actuel doit impérativement répondre à l’exigence d’un cadre national inclusif et apaisé, » peut-on lire dans la déclaration.
S’appuyant sur les enseignements bibliques et les valeurs africaines de résolution des conflits, l’ECC invite les acteurs politiques et sociaux à faire preuve de sagesse et de responsabilité. Elle les exhorte à privilégier la concertation et la recherche du consensus, symbolisées par l’« arbre à palabre », espace traditionnel de dialogue dans plusieurs sociétés africaines.
L’ECC considère que le dialogue démocratique national et inclusif demeure la voie la plus appropriée pour aborder les questions de gouvernance, de cohésion sociale et d’avenir institutionnel du pays.
Selon elle, cette approche s’inscrit dans l’esprit des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations-Unies, l’Union africaine et l’Union européenne, ainsi que des accords de Washington et de Doha.
Au-delà du débat constitutionnel, l’Église protestante lance un appel à l’unité nationale et à la réconciliation. Citant l’hymne national congolais, elle rappelle que les Congolais forment « un peuple uni par le sort et dans l’effort pour l’indépendance » et les invite à privilégier le rapprochement plutôt que les divisions.
L’ECC conclut en encourageant toutes les parties prenantes à cultiver l’écoute mutuelle, le dialogue constructif et le dépassement de soi afin de parvenir à des solutions consensuelles et durables pour le bien-être du peuple congolais. Elle estime que seule une démarche fondée sur la réconciliation et la recherche du consensus permettra de consolider la paix et de renforcer l’unité nationale.
Rédaction


