Ituri : la souche testée d’Ebola « Bundibugyo » n’a pas de vaccin ni traitement spécifique

La République démocratique du Congo est frappée de plein fouet par une nouvelle épidémie d’Ebola. Déjà 246 cas suspects et 80 décès vraisemblablement dus au virus, selon un dernier bilan publié samedi 16 mai.

Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, reste redoutable malgré de récents vaccins et traitements efficaces contre une souche du virus.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Vendredi matin, l’Africa CDC avait déclaré qu’une nouvelle épidémie était en cours en RDC. L’agence sanitaire de l’Union africaine à Addis Abeba avait immédiatement mis en garde contre un « risque élevé de propagation » du virus.

Les tests menés en laboratoire sont tous arrivés à la conclusion qu’il s’agissait de la souche Bundibugyo.

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« La souche Bundibugyo n’a pas de vaccin et n’a pas de traitement spécifique,» a souligné samedi le ministre de la Santé congolais Samuel-Roger Kamba lors d’une conférence de presse à Kinshasa.

« Avec cette souche, le taux de létalité est très important, on peut aller jusqu’à 50 %, » a poursuivi le ministre avant d’ajouter que, les premiers symptômes sur les personnes infectées par ce variant se limitant souvent à une simple fièvre, la détection précoce était rendue difficile.

En RDC, le foyer de l’épidémie se situe dans l’Ituri, province du nord-est du pays, frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Cette région aurifère connaît quotidiennement d’intenses mouvements de population liés à l’activité minière.

Par ailleurs, l’accès à certaines parties de la province, en proie à des violences menées par une myriade de groupes armés, est difficile pour des raisons sécuritaires.

Selon le ministère, le patient zéro serait un infirmier, qui se serait présenté le 24 avril dans une structure médicale de la ville de Bunia, chef-lieu de la province, avec des symptômes correspondant à une infection au virus Ebola, tels que fièvre, hémorragies et vomissements.

Plusieurs cas suspects ont été enregistrés depuis à Bunia, dont la population est estimée à 300 000 habitants environ, selon l’Africa CDC. Mais ce sont les zones de santé de Mongbwalu et Rwampara, comptant chacune près de 150 000 habitants, qui sont pour l’instant les plus touchées. La zone de Mongbwalu est située à environ 90 km et deux heures de route de Bunia. Celle de Rwampara est adjacente à l’agglomération de Bunia.

« Compte tenu des incertitudes et de la gravité de la maladie, l’ampleur de la transmission dans les communautés touchées suscite des inquiétudes,» a souligné dans un communiqué vendredi l’OMS, qui prépare l’envoi par avion depuis Kinshasa de cinq tonnes de matériel, notamment de protection.

Rédaction 

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