La pénurie d’eau potable qui se prolonge dans plusieurs quartiers de la commune de Bagira, ville de Bukavu (Sud-Kivu) affecte de plus en plus le quotidien des ménages. Dans les quartiers Lumumba et Nyakavogo, des habitants disent vivre depuis plus de deux semaines sans eau aux robinets.
Pour répondre à leurs besoins quotidiens, plusieurs familles se tournent désormais vers les camions-citernes qui desservent certaines avenues. Une solution devenue nécessaire, mais qui représente une charge supplémentaire pour des ménages déjà confrontés à des difficultés financières.
Au-delà des dépenses liées à l’achat de l’eau, cette situation perturbe les activités domestiques. Faire la cuisine, assurer la lessive, nettoyer les habitations ou maintenir les règles élémentaires d’hygiène devient plus difficile pour plusieurs familles.
Les habitants redoutent également les conséquences sanitaires d’une pénurie qui s’installe dans la durée. Pour eux, l’accès régulier à l’eau potable reste indispensable pour préserver l’hygiène et prévenir d’éventuelles maladies.
Olivier Batumike, acteur social, appelle les autorités compétentes et la REGIDESO à intervenir rapidement afin de rétablir la desserte normale en eau dans les quartiers concernés.
Selon plusieurs habitants contactés, cette situation, qu’ils disent inhabituelle dans les quartiers Lumumba et Nyakavogo, commence à peser lourdement sur les familles. Ils demandent ainsi une solution urgente pour mettre fin à cette pénurie et permettre le retour à une desserte régulière de l’eau potable.
« À présent, il y a une coupure dans la fourniture d’eau au niveau de la commune de Bagira, dans presque tous les quartiers. On se demande pourquoi. Est-ce parce que nous sommes en saison sèche ? Nous commençons à voir des camions-citernes qui desservent désormais les ménages en eau. Un bidon coûte 500 francs congolais. Nous demandons à nos autorités de prendre cette question au sérieux, » a-t-il déclaré.
En attendant une intervention des autorités et de la REGIDESO, les ménages concernés continuent de recourir aux sources alternatives d’approvisionnement, avec des dépenses supplémentaires qui compliquent davantage leur quotidien.
Merci Byamungu


