Malgré le contexte securitaire actuel dans la province du Sud-Kivu, les sages-femmes continuent de jouer un rôle essentiel dans la prise en charge des femmes avant, pendant et après l’accouchement.
Leur contribution est déterminante dans la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, un enjeu majeur de santé publique en République démocratique du Congo.
Cette responsabilité cruciale de ces professionnelles de santé évoluent dans des conditions souvent difficiles. Dans un entretien accordé à notre rédaction ce jeudi 7 mai, Mamie Mukanirhe, présidente de l’ordre des sages-femmes du Sud-Kivu, a souligné les nombreux défis auxquels elles font face.
Parmi ceux-ci figurent le manque de matériel médical adéquat, l’insuffisance de personnel qualifié ainsi que des conditions de travail précaires, exacerbées par le contexte sécuritaire et socio-économique de la région.
Dans les hôpitaux et centres de santé de Bukavu, les sages-femmes ne se limitent pas à l’assistance à l’accouchement; elles assurent également le suivi des grossesses, sensibilisent les femmes à la santé reproductive et promeuvent les bonnes pratiques d’hygiène.
En première ligne, elles jouent un rôle clé dans la détection précoce des complications et l’orientation rapide des patientes vers des structures adaptées.
Face à ces défis, Mamie Mukanirhe plaide pour un renforcement des capacités des sages-femmes, notamment à travers la formation continue, l’amélioration des conditions de travail et la mise à disposition d’équipements adéquats. « Investir dans les sages-femmes, c’est garantir une meilleure santé pour les mères et les nouveau-nés, » a-t-elle insisté.
Cet appel intervient alors que le monde a célébré le 5 mai dernier, la Journée internationale des sages-femmes, une occasion de reconnaître l’importance de ces professionnelles dans les systèmes de santé.
Elvine CIZA


