Les opérations de déguerpissement des marchés pirates à la place de l’indépendance, à Bukavu (Sud-Kivu), ne provoquent pas seulement des tensions sécuritaires. Elles entraînent aussi d’importantes pertes financières pour les petits commerçants installés le long de la Route nationale n°2. Entre marchandises abandonnées et ventes interrompues, plusieurs dénoncent une précarité aggravée.
Le 24 février 2026 vers 17h50, une vendeuse a failli être percutée par un bus en tentant d’échapper à des agents de l’ordre qui pourchassaient les marchands installés sur la chaussée. Selon des témoins sur place, l’intervention visait à faire respecter l’interdiction des marchés pirates dans cette zone très fréquentée. Grâce à la vigilance du chauffeur, l’accident a été évité de justesse.
Mais au-delà de cet incident, les commerçants évoquent surtout des pertes financières répétées.
« Quand ils arrivent, nous fuyons en laissant nos marchandises. Parfois on perd tout », témoigne une vendeuse rencontrée sur le lieu.
Certains affirment perdre leur capital journalier, estimé entre 10 et 30 dollars, faute de pouvoir écouler leurs produits. D’autres disent avoir vu leurs biens saisis ou abîmés dans la confusion.
Ces petits commerçants, majoritairement des femmes, expliquent ne pas avoir accès aux marchés publics officiels, souvent saturés ou financièrement inaccessibles pour elles.
Contactées, les autorités locales rappellent que l’occupation anarchique de la voie publique constitue un danger pour la circulation et les usagers. Elles affirment agir pour des raisons d’ordre et de sécurité.
En attendant une solution durable, les vendeurs concernés appellent les autorités politico-administratives à leur aménager un espace adapté afin d’exercer leurs activités sans risquer ni accidents ni pertes répétées.
SAWA SIRAJE ALAIN, étudiant à l’ETJ



D’une part pour leur sécurité,les autorités de la place doivent chercher une solution appropriée vu le contexte actuel
C’est une question de survie
Bonjour cher partenaire. Merci de nous avoir lu.
Message de condoléances et de solidarité
À la population de la province du Sud-Kivu, ville de Bukavu, Commune de Kadutu, quartier Nyakaliba,
Nous sommes profondément attristés par la nouvelle de l’incendie qui a ravagé une partie du quartier Nyalukemba, à côté du Lycée Wima, dans la nuit du mercredi 18 Mars 2026 . Nous adressons nos sincères condoléances aux familles touchées par cette catastrophe, qui ont perdu leurs maisons et leurs biens sans rien sauver.
Nous sommes bouleversés par la détresse et la souffrance des victimes de cet incendie, qui se retrouvent sans abri et sans ressources. Nous voulons leur assurer que nous sommes avec eux dans cette épreuve difficile et que nous partageons leur douleur.
Nous lançons un cri d’alarme aux autorités compétentes de la République Démocratique du Congo pour qu’elles viennent en aide aux victimes de cet incendie. Il est impératif que des mesures soient prises pour aider ces familles à se reconstruire et à retrouver une vie normale.
Nous demandons également aux organisations humanitaires et aux bonnes volontés de se mobiliser pour apporter leur soutien aux victimes de cet incendie.
À tous les habitants du quartier Nyakaliba et de la ville de Bukavu, nous voulons vous assurer que nous sommes solidaires avec vous dans cette épreuve. Nous sommes convaincus que, ensemble, nous pouvons surmonter cette épreuve et reconstruire nos vies.
Que les victimes de cet incendie trouvent ici l’expression de notre compassion et de notre solidarité.
Julien OBEDI BAHAYA
La voix des opprimés
Merci de nous avoir lu