Bukavu : des jeunes leaders apprennent des notions sur la sensibilité au conflit

La Coordination d’organisations de secours d’urgence et aide au développement (COSUS-AID) a tenu une séance de coaching et simulation sur la sensibilité au conflit dans la ville de Bukavu (Sud-Kivu). Cette activité de deux jours, soit du 23 au 24 février, s’inscrit dans le cadre de son plan d’action [Sensibilité aux conflits], sous l’appui technique de International Alert/CSHUB.

Cet atelier vise le renforcement de la cohésion sociale et la prévention des tensions locales à Bukavu, à travers notamment, le dialogue intergroupe inclusif et sensible au conflit.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Geneviève Nabintu, coordinatrice de l’organisation évoque une importance majeure de cette séance en faveur des participants en majorité des jeunes, des responsables des organisations locales ainsi que la société civile, dans la gestion des conflits locaux de manière constructive.

« Avec cette formation, nous voulons que ces organisations soient bien formées pour devenir de vraies actrices locales afin de bien gérer les conflits de manière constructive et promouvoir la paix dans toute la province du Sud-Kivu,» a martelé Geneviève Nabintu coordinatrice de COSUS-AID.

Le chef des programmes de cette organisation, Jérôme Andema est revenu sur les concepts constituant le thème du jour et sa nécessité à être intégré dans les politiques des organisations.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

« L’objectif a porté sur le renforcement des capacités des jeunes leaders de la ville de Bukavu en ce qui concerne la sensibilité aux conflits, pour parler des notions de base, comprendre c’est quoi la sensibilité aux conflits et pourquoi nous devons l’intégrer dans nos politiques, dans nos manières de faire, dans nos manières de réaliser nos projets. Nous avons également parlé de l’analyse de conflits, où nous avons exposé sur comment on peut identifier les acteurs, comment on doit savoir les causes et comment on doit savoir les dynamiques locales,» a-t-il expliqué.

Jérôme Andema a recommandé aux responsables des organisations présentes de s’approprier les notions apprises afin de les pérenniser au sein de leurs structures respectives. Il estime qu’en tant qu’organisation de la société civile, elles sont obligées de faire toujours l’analyse du contexte dans lequel l’organisation intervient,soulignant aussi leur obligation de comprendre l’interaction entre différentes actions et réactions ou contextes afin d’éviter les impacts négatifs et maximiser les impacts positifs.

« Nous devons valoriser ces échanges qui ont porté sur le renforcement des capacités et on doit intégrer toutes les organisations qui pour la première fois ont pris part à ces échanges qui ne savaient pas c’est quoi la sensibilité au conflit. Nous faisons appel à ses organisations pour mettre en valeur ces échanges sur la sensibilité au conflit pour permettre à ce qu’il ait une bonne réalisation des activités dans nos structures en tant qu’OSC, » a-t-il suggéré.

Les participants ont exprimé leur gratitude envers les organisateurs de cette séance, avant de s’engager à mettre en œuvre les notions apprises.

Christine Mwinja

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.