Les petits ruminants sont ravagés par la peste épizootique à Ikoma dans le territoire de Walungu (Sud-Kivu). Une situation aggravée par l’absence de mesures préventives, notamment la rareté des vaccins, alerte Cimanuka Mirindi, vétérinaire de la place joint par rédaction ce vendredi 24 avril.
S’exprimant à l’occasion de la journée mondiale des animaux de laboratoire, ce 24 avril, Cimanuka Mirindi profite de ce moment pour expliquer que la « peste épizootique présente non seulement un danger pour le bétail », mais aussi un « risque pour la santé humaine ». Pour ce vétérinaire, la « consommation d’animaux morts ou infectés peut entraîner des maladies graves».
Il souligne en outre que certaines infections animales, comme le charbon bactérien, peuvent être transmises à l’homme et constituer une «menace sanitaire» importante.
Cimanuka Mirindi ajoute que cette situation impacte également l’économie locale, en fragilisant les éleveurs qui dépendent de leurs animaux pour survivre.
Face à cette crise, Cimanuka Mirindi lance un appel aux organisations et aux autorités compétentes afin de soutenir les éleveurs. Il insiste sur la nécessité de « rendre accessible les vaccins et les produits vétérinaires », tout en renforçant les «mesures de prévention ».
Il sied de souligner que dans le contexte socio-économique difficile actuel, de nombreux éleveurs ne disposent pas des moyens nécessaires pour faire face à ces maladies, ce qui aggrave davantage la situation.
Déogratias Iragi (stagiaire)


