Au terme de discussions internes particulièrement tendues, la conférence des présidents a adopté l’inscription de la motion de défiance contre le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo, à l’ordre du jour de la plénière prévue le lundi 27 avril.
Selon des sources parlementaires, cette décision traduit la volonté de laisser la plénière trancher, malgré des divergences persistantes entre les différentes forces politiques.
À l’origine de cette initiative, le député Laddy Yangotikala, élu de Kisangani et membre de l’Union sacrée de la nation, qui a déposé la motion à la mi-avril. Le texte met en cause la gestion du ministre de l’Intérieur, notamment en matière de sécurité. Il évoque également des accusations d’entrave au contrôle parlementaire, de violation du principe de séparation des pouvoirs, ainsi que d’abus d’autorité à caractère politique.
Le processus n’a toutefois pas été sans remous. Des pressions auraient été exercées sur certains signataires, entraînant des rétractations, tandis que des contestations ont émergé quant à l’authenticité de certaines signatures.
Une plainte pour faux a même été introduite devant le Parquet général près la Cour de cassation contre l’auteur de la motion. Dans les rangs proches du vice-premier ministre, ces initiatives sont perçues comme des manœuvres politiques internes, impliquant certains cadres de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps).
Il y a quelques jours, les signataires accusaient le bureau de la chambre basse de bloquer le contrôle parlementaire en refusant d’inscrire cette motion à l’ordre du jour pour son examen en plénière. Accusations rejetées par le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli, rassurant les signataires quant à la suite qui sera réservée à leur démarche.
Dans ce contexte de fortes tensions, la séance plénière du 27 avril s’annonce décisive, avec en toile de fond des enjeux politiques majeurs au sein de la majorité parlementaire.
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