Walikale : à Walowa Lwanda, des écoles transformées en camp des déplacés venus de Ziralo

À Biriko dans le groupement de Walowa Lwanda en territoire de Walikale (Nord-Kivu), l’occupation des salles de classe par les déplacés venus de Ziralo à Kalehe au Sud-Kivu, impact le fonctionnement des établissements scolaires. Bamwisho Salumu Alphonse, préfet des études à l’Institut Bongobongo a indiqué à notre rédaction ce vendredi 24 avril, que chaque matin ces familles déplacées doivent libérer les salles de classe afin de permettre aux élèves d’étudier.

Ces déplacés internes venus en masse sont logés dans les salles de classe par manque d’abris. Cette occupation de classes perturbe les enseignements, avec notamment les bruits et les mouvements des enfants.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Ce préfet des études déplore le fait que cette situation entraîne la destruction des pupitres et les tableaux, utilisés parfois par les déplacés comme bois de chauffage.

Il dénonce également, l’utilisation abusive des toilettes ainsi que de la cour de son école, avec des déchets jetés partout. Une situation qui expose les élèves ainsi que les déplacés eux-mêmes à des maladies infectieuses et contagieuses.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

« En date du 7 avril 2026, nous avons reçu les déplacés qui sont venus de Ziralo. Je suis arrivé à l’école, j’ai trouvé presque toutes les classes occupées, et les bureaux et les salles de classes, tous occupés. Ils n’ont ni bâche ni aide. Je ne sais pas quoi faire ; je suis en difficulté, je ne sais pas comment poursuivre les activités scolaires en présence de déplacés,» indique-t-il.

Face à cette situation, Bamwisho Salumu Alphonse préfet des études de l’Institut Bongobongo lance un cri d’alarme. Il appelle les autorités ainsi que les organisations humanitaires d’intervenir dans l’urgence, non seulement pour permettre aux élèves de bien clôturer l’année scolaire, mais aussi à améliorer les conditions de vie de ces déplacés internes.

Nelson KITUMAINI

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