Les barrières illégales et payantes, longtemps décriées par les usagers des routes et chemins du territoire d’Uvira, ne sont actuellement plus visibles dans plusieurs axes stratégiques de la ville et de ses environs, notamment dans la plaine de la Ruzizi dans la province du Sud-Kivu sur la route nationale numéro 5 (RN5), rapportent certains témoins joints par notre rédaction ce vendredi 9 janvier 2026.
Cette pratique était longtemps dénoncée sous le contrôle de la zone par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les combattants Wazalendo. Depuis le 10 décembre 2025, plusieurs positions à partir de Katogota jusque dans la ville d’Uvira sont passées sous contrôle de l’AFC/M23.
Selon certains témoignages auprès de commerçants, transporteurs, passagers et cultivateurs, la circulation des personnes et des biens se fait actuellement sans entraves ni frais de passage sur plusieurs tronçons jadis réputés pour la prolifération de barrières illégales.
Il s’agit notamment des axes Uvira-Kamanyola, Bwegera-Lemera, ainsi que Uvira-Munanira, dans les moyens et hauts plateaux du territoire d’Uvira. Avant la prise de la ville d’Uvira par les troupes de l’AFC/M23, ces zones étaient sous contrôle des FARDC, appuyées par les Wazalendo et des militaires burundais.
Nos sources affirment qu’à cette période, les barrières se multipliaient, devenant une source de tracasseries et de paupérisation pour les populations locales.
« Chaque moto devait payer entre 500 et 1 000 francs congolais, selon le nombre de passagers. Généralement, chaque client sur la moto payait 500 francs par barrières (Soit 7 barrières) de Bwegera vers Lemera,» confie un habitant, soulignant que chaque cultivateur devait donner des maniocs ou payer 500 francs congolais pour passer.
Dans la plaine de la Ruzizi, le long de la Route nationale n°5, de Kahala à Luvungi, des barrières tenues par les Wazalendo étaient officiellement destinées au contrôle des pièces d’identité. Cependant, ce contrôle s’est progressivement transformé en un système de perception forcée, selon les mêmes sources.
Face à cette situation, plusieurs acteurs de la société civile et mouvements citoyens d’Uvira avaient, à maintes reprises, dénoncé ces pratiques assimilées à de l’extorsion. En réponse, le gouvernement provincial sous Jean-Jacques Purusi, avait annoncé des mesures pour éradiquer ces barrières illégales, mais sur le terrain, les populations affirmaient n’avoir constaté aucun changement durable.
D’une manière soudaine, sous l’occupation de l’AFC/M23, ces barrières ont disparu sur différents axes précisent nos sources, soulignant une libre circulation malgré le contexte sécuritaire toujours préoccupant.
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