La situation sécuritaire est restée extrêmement tendue dans la plaine de la Ruzizi, où les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants Wazalendo, ont poursuivi leur offensive contre les positions de l’AFC/M23 ce mardi 17 mars, renseignent plusieurs sources locales.
Des sources locales concordantes indiquent que les FARDC ont engagé dès les premières heures de la matinée une opération d’envergure en direction de Kamanyola, un axe stratégique situé à proximité de la frontière avec le Rwanda. Des bombardements intensifs ont été signalés depuis la localité de Runingu, visant les positions avancées de l’AFC/M23.
Cette information est confirmée sur X par Lawrence Kanyuka, chef du département de la communication du mouvement. Celui-ci précise que depuis 6h40, les forces coalisées de Kinshasa mènent d’intenses bombardements à l’artillerie lourde contre la zone densément peuplée de Kabunambo, semant la mort et la désolation, provocant également un déplacement massif de populations civiles.
Face à cette escalade d’une gravité extrême, le silence n’est ni acceptable ni tolérable, écrit le chef du département de la communication de l’AFC/M23, soulignant que ces crimes ne sauraient être ni minimisés ni ignorés par la communauté nationale et internationale.
D’après des sources locales, ces frappes auraient permis de fragiliser les lignes adverses, facilitant une progression rapide des troupes gouvernementales. Vers 12h00, les FARDC annonçaient avoir atteint la zone de Kasambura, marquant une avancée significative dans leur tentative de prise de contrôle de cet axe stratégique et clé.
Mais, du côté AFC/M23, la résistance reste forte. Les positions fortifiées installées dans la région témoignent d’une préparation militaire avancée, laissant présager des affrontements prolongés.
Les habitants de la région pris au piège des affrontements, continuent de fuir en masse vers des zones supposées plus sûres, aggravant la situation humanitaire et suscitant de vives inquiétudes alors que les organisations locales évoquent un manque criant d’assistance pour les déplacés.
Ces nouveaux affrontements interviennent au Sud-Kivu dans un contexte sécuritaire déjà fragile, où les tensions entre les deux parties restent vives, pourtant, sur le plan international, des appels au respect du cessez-le-feu s’intensifient
Rédaction


