La délivrance des documents migratoires CEPGL (Convention économique des pays des Grands lacs) à Uvira (Sud-Kivu) continue de susciter des vives inquiétudes. Vendredi 17 avril, le Conseil urbain de la Jeunesse est allé échangé avec le chef de poste de la Direction générale de migration (DGM), afin d’examiner les préoccupations récurrentes de la population concernant la délivrance notamment du CEPGL ainsi que du document temporaire de voyage.
Selon cette structure, la rencontre, visait d’apporter des clarifications en vue de mettre fin aux rumeurs et aux incompréhensions observées au sein de la communauté, dont les jeunes.
Il ressort que contrairement aux informations relayées, les retards dans la délivrance du CEPGL ne « résultent pas d’une mauvaise volonté des agents locaux »; ils « s’expliquent principalement par plusieurs facteurs » : le « fait que les CEPGL ne sont pas imprimées à Uvira » ce qui entraîne des ruptures de stock indépendantes du bureau local.
La structure évoque également le non-respect des procédures par certains demandeurs, lors du dépôt des dossiers, ainsi que la confusion entre les files de dépôt et celles de retrait, créant un engorgement au sein du service.
S’agissant du tenant lieu de passeport, le Conseil urbain de la Jeunesse indique que la DGM rappelle que son « obtention obéit à une procédure bien définie ».
«Les demandeurs doivent adresser une demande écrite au directeur provincial de la DGM, y joindre les pièces requises, notamment la copie de la carte d’électeur ainsi que l’ancien CEPGL, si disponible,» explique le Conseil urbain de la Jeunesse d’Uvira, à l’issue des échanges avec la DGM.
Après analyse et approbation du dossier, poursuit cette structure, le paiement s’effectue uniquement sur instruction de l’autorité compétente. Le délai de traitement varie généralement entre deux et quatre semaines, selon les cas.
Par ailleurs, la DGM a annoncé au cours des échanges de la « suspension de 3 000 francs congolais, frais initialement exigés pour l’obtention du CEPGL» ajoute cette structure des jeunes.
Une décision saluée par le Conseil urbain de la Jeunesse d’Uvira, soulignant que c’est un « résultat des plaidoyers menés par les autorités locales et leurs partenaires», en considération du contexte socio-économique difficile auquel fait face la population.
Alors que des fausses informations inondées la toile, autour de l’obtention de ces documents, le Conseil urbain de la Jeunesse invite les jeunes à adopter un comportement responsable dans les services publics, à s’informer auprès des sources officielles et à s’impliquer activement dans la sensibilisation communautaire afin de lutter contre la désinformation.
Cependant, il réaffirme son engagement à défendre les intérêts de la jeunesse et à jouer pleinement son rôle d’interface entre la population et les institutions publiques, en vue de promouvoir une gouvernance plus transparente et efficace.
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