RDC: Kinshasa et l’AFC/M23 se conviennent de respecter l’ensemble des obligations qui leur incombent en vertu du DHI et des DH

Des représentants de la République démocratique du Congo et de l’AFC/M23 ont annoncé dans un communiqué publié ce dimanche 19 avril s’être mis d’accord pour faciliter l’aide humanitaire et libérer des prisonniers dans les dix prochains jours. Les négociations, dont le Qatar faisait office d’intermédiaire, se sont achevées vendredi 17 avril à Montreux, en Suisse.

Cette décision intervient alors que Kinshasa et Kigali ont entériné en décembre 2025 un accord de paix sous l’égide des États-Unis, qui n’a à ce jour pas permis de mettre fin aux combats.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Réunies à Montreux en Suisse, la RDC et l’AFC/M23 se sont mis d’accord afin de faciliter l’aide humanitaire et de libérer des prisonniers dans un délai de 10 jours, selon un communiqué conjoint publié ce dimanche 19 avril à l’issue de pourparlers.

« Le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23 ont convenu de l’importance cruciale d’assurer une aide humanitaire vitale à la population de l’Est de la RDC,» écrivent les deux parties dans le communiqué. Ils « ont convenu de respecter l’ensemble des obligations qui leur incombent en vertu du droit international humanitaire, du droit international des droits de l’homme et du droit international des réfugiés ».

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« Les parties ont accepté de s’abstenir de toute action qui compromettrait la fourniture d’une aide humanitaire délivrée sur la base des principes humanitaires dans les territoires affectés par le conflit » et « ont également convenu de procéder, dans un délai de 10 jours, à la libération de prisonniers» afin de « continuer à renforcer la confiance », indique aussi le communiqué.

La protection des civils demeure primordiale

Les deux parties affirment également que la protection des civils « demeure primordiale pendant la conduite des hostilités». 

La RDC et l’AFC/M23 sont convenus de s’abstenir de toute attaque, destruction ou enlèvement d’objets indispensables à la survie de la population civile, y compris les denrées alimentaires, les récoltes, le bétail, les réserves d’eau potable et les ouvrages d’irrigation, ainsi que les services de télécommunications et d’énergie, les écoles et les hôpitaux.

Et ils se sont engagés à protéger les travailleurs humanitaires, à faciliter les convois d’aide et à faire tout leur possible pour éviter que l’aide ne soit détournée ou pillée.

Un protocole d’accord a également été signé, qui met en œuvre des mécanismes de vérification du cessez-le-feu. Les pourparlers de Montreux ont réuni des représentants du gouvernement de la RDC et de l’AFC/M23.

Des représentants du Qatar, des États-Unis, de la Suisse, de la Commission de l’Union africaine (UA) et du Togo, en tant que médiateur de l’UA, y étaient aussi présents.

Un accord de paix sous l’égide des États-Unis n’a pas mis fin aux combats

Depuis la fin de l’année 2021, le mouvement rebelle avec le soutien du Rwanda, s’est emparé de vastes pans de territoire dans l’Est du pays riche en ressources, une région ravagée par les conflits depuis plus de 30 ans.

La RDC et le Rwanda ont entériné en décembre un accord de paix sous l’égide des États-Unis, qui n’a pas mis fin aux combats. Quelques jours après la signature de l’accord, le département d’État avait relevé la prise par le groupe armé de la ville stratégique d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Cette initiative de l’AFC/M23 avait suscité la colère de Washington, jusqu’à exiger un «retrait immédiat » de l’AFC/M23.

Rédaction 

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