Une rencontre de haut niveau a réuni ce mercredi 30 juillet les autorités provinciales du Sud-Kivu, les représentants de groupes armés Wazalendo, les députés provinciaux, leaders communautaires et opérateurs économiques à la mairie d’Uvira, dans un l’objectif de désamorcer les tensions et construire une paix durable.
A en croire une consœur (Joséphine Mungumbi), la réunion, convoquée à la mairie d’Uvira à l’initiative du gouverneur Jean-Jacques Purusi, faisait suite à une série de malentendus et de discours polémiques sur les réseaux sociaux.
Ces déclarations avaient ravivé les inquiétudes et fragilisé la collaboration entre certains groupes armés et les autorités locales.
Face à cette situation, les participants ont privilégié le dialogue. Dans un climat de respect mutuel, chacun a eu l’occasion d’exprimer ses préoccupations. Les Wazalendo ont réaffirmé leur volonté de défendre la population tout en respectant les institutions provinciales.
À l’issue des échanges, toutes les parties ont convenu de renforcer la communication, d’éviter toute interprétation conflictuelle des déclarations officielles, et de travailler ensemble pour le retour de la paix à Uvira et dans tout le Sud-Kivu.
Le gouverneur a salué la maturité politique et le sens élevé de responsabilité dont ont fait preuve les participants. Il a précisé que le gouvernement provincial va multiplier les efforts en faveur de ces combattants qui ne cessent de défendre le territoire national au côté des Forces armées congolaises (FARDC).
Des engagements clairs ont été pris pour maintenir la stabilité, notamment en instaurant un cadre de dialogue permanent entre les différentes composantes de la société civile, les forces vives et les groupes armés patriotiques.
L’heure est désormais à la consolidation des acquis, car la paix ne se décrète pas : elle se construit, jour après jour, avec courage, dialogue et responsabilité collective.
Cette rencontre marque donc un tournant majeur dans le malentendu et un climat de méfiance qui perduraient déjà, jusqu’à soulever des questions de menaces de mort à l’encontre de l’autorité provinciale.
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