La grande majorité des victimes de la traite à des fins d’exploitation sexuelle, des victimes de travail forcé enrôlement dans des groupes armés sont des femmes et les enfants, dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri et Tanganyika, en RDC, indique l’organisation Partenariat pour la protection intégrée (PPI), à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains, ce mercredi 30 juillet.
Selon une étude menée par PPI, « jusqu’à 43% des enfants et 21% des femmes sont affectées par cette tragédie».
La pauvreté, conflits armés et catastrophes naturelles aggravent le fléau, laissant les victimes isolées, traumatisées et stigmatisées, déplore PPI.
Selon l’organisation, «face à la peur des représailles et au manque d’informations, la majorité reste silencieuse».
PPI estime qu’il est urgent de briser ce silence, d’informer, de dénoncer et d’agir.
Selon les Nations-Unies, la traite des êtres humains reste une menace mondiale, alimentée par le crime organisé.
Entre 2020 et 2023, plus de 200.000 victimes ont été détectées dans le monde, indique l’ONU.
Pour mettre fin à la traite des êtres humains, les services répressifs doivent appliquer des lois strictes, mener des enquêtes proactives, renforcer la coopération transfrontalière, cibler les financements criminels et tirer parti de la technologie pour identifier et démanteler les réseaux de trafiquants.
Pour que les survivants obtiennent justice, il faut que les auteurs soient tenus pour responsables et que la protection, le soutien et l’accès à la justice soient axés sur les victimes, conclut l’ONU.
Le thème de cette année: « La traite des êtres humains est un crime organisé-En finir avec l’exploitation », nous invite à réfléchir à un crime négligé : la traite à des fins de criminalité forcée.
Juvénal MUTAKATO


