La situation sécuritaire s’est fortement dégradée ces dernières semaines dans la plaine de la Ruzizi en territoire d’Uvira (Sud-Kivu), à la suite de l’intensification de combats violents, entraînant un exode et une crise aiguë.
Selon l’Association des femmes pour la promotion et de développement endogène (AFPDE), citée par l’agence congolaise de presse (ACP), ces événements s’inscrivent dans la continuité des conflits persistants qui déchirent la région : « Une situation d’exode massif et crise humanitaire aiguës se déroulent dans la plaine de la Ruzizi, » a déclaré Papy Murongo, animateur principal de l’AFPDE.
Celui-ci ajoute que la localité de Luvungi et autres localités de la plaine de la Ruzizi sont presque vidées de leur population suite à l’intensification des affrontements entre les forces loyalistes Forces armées congolaises (FARDC) et la rébellion de l’AFC/M23.
« Ces affrontements sont d’une haute intensité, marquée par l’utilisation d’armes lourdes et des bombardements sur Luvungi et les localités environnantes,» affirme-t-il.
Il précise que face à la violence, les habitants fuient massivement vers des zones jugées plus sûres. Ces personnes se dirigent principalement vers la cité de Sange, la ville d’Uvira où tentent de traverser vers le Burundi. Les déplacés continuent d’affluer, inondant les espaces publics (écoles, églises, etc,) de Sange et ses environs.
D’après l’ACP, jusqu’au 6 décembre 2025, le bureau de coordination humanitaire Uvira-Fizi a mené une mission d’évaluation rapide pour s’enquérir de la situation. L’objectif de cette mission dans laquelle l’AFPDE a participé était de recueillir des informations préliminaires qui permettront à la coordination humanitaire Uvira-Fizi, sous l’égide d’OCHA afin d’organiser une évaluation rapide multisectoriel dans le 72 heures à venir.
Dans un communiqué de presse publié ce lundi 8 décembre, le Comité international de la Croix-Rouge a déploré également cette situation, soulignant « une utilisation accrue d’armes explosives à large rayon d’impact tel que des obus et des roquettes dans les zones densément peuplées ».
Cette organisation qui a condamné ces actes, rappelle que «l’emploi de tels moyens à proximité ou à l’intérieur des zones densément peuplées engendrent de graves conséquences humanitaires pour les civils et augmente le risque que des attaques indiscrinées soient menées,», appellant les parties impliquées dans le conflit et à tous les acteurs qui participent directement aux hostilités à se conformer à leurs obligations en vertu du droit international humanitaire.
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