L’année scolaire 2025-2026 a repris officiellement ce 1er septembre 2025 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Dans certains établissements de la ville de Bukavu(Sud-Kivu), des centaines d’élèves ont répondu positivement à l’appel des autorités éducatives de la RDC, chacun en uniforme et muni de son cartable scolaire.
Les enseignants des différentes écoles ont également rejoint leurs établissements afin de dispenser les cours aux élèves, malgré le contexte de précarité dans lequel ils évoluent depuis la guerre.
Certains parents contactés ont indiqué qu’ils cherchent encore les moyens financiers pour acheter les fournitures scolaires pour leurs enfants, qui n’ont pas repris le chemin de l’école ce lundi.
Dans les territoires de Walungu, Kabare, Kalehe et Idjwi, des entités actuellement sous une administration du mouvement AFC/M23, la rentrée scolaire une faible influence, suite notamment aux aspects sécuritaires préoccupants, mais aussi à la conjoncture économique qui secoue nombreuses familles actuellement.
Appel à des actions concertées pour relever les défis
En rapport avec cette reprise des cours, la Nouvelle dynamique de la société civile (NDSCI) salue cette étape importante de la vie éducative et appelle à des actions concertées pour relever les défis persistants dans le secteur.
Dans un document publié ce lundi, son porte-parole provincial, Maitre Wilfred Habamungu rappelle que l’éducatio constitue un droit garanti par la Constitution de la RDC, notamment à travers son article 43 qui consacre la gratuité et l’obligation de l’enseignement primaire.
A cet effet, la NDSCI souligne que la matérialisation de la gratuité instaurée en 2019 représente un acquis social majeur devant être consolidé. Cette structure indique avoir constaté un engouement positif lors de cette rentrée, à travers ses animateurs déployés dans différentes écoles au Sud-Kivu.
Elle relève néanmoins plusieurs défis, entre autres, la précarité socio-économique des ménages, l’insuffisance des infrastructures scolaires ainsi que les crises humanitaires et sécuritaires qui touchent certaines zones de la province.
La NDCI plaide à cet effet, pour un renforcement de la sécurité autour des écoles, soulignant qu’aucun apprentissage ne peut s’épanouir dans un climat d’insécurité. Elle exhorte les autorités compétentes à prendre des mesures concrètes pour protéger les élèves, les enseignants et le personnel éducatif.
Enfin, la NDSCI invite toutes les parties prenantes, autorités publiques, enseignants, syndicats, parents, et leaders religieux ainsi que les acteurs politiques et partenaires techniques à mettre de côté les intérêts partisans afin de privilégier l’intérêt supérieur de l’enfant.
Il sied de noter que dans un communiqué officiel publié ce dimanche 31 Août, l’AFC/M23 avait confirmé cette rentrée scolaire sur toute l’étendu du territoire dit »libéré ».
Juvénal MUTAKATO


