Le Président congolais, Félix Tshisekedi s’est dit favorable à l’organisation d’un dialogue national sur la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, mais « sans les Congolais inféodés aux pays étrangers ». Le chef de l’État a fait cette annonce lors du 2ème Congrès de l’Union sacrée de la nation, samedi 30 aout à Kinshasa.
Devant les membres du présidium de cette plateforme politique, Félix Tshisekedi a dit que le dialogue ne se fera qu’à son initiative.
« Je suis favorable au dialogue, mais pas avec des Congolais soumis aux influences de puissances étrangères, des Congolais inféodés aux pays étrangers. Il n’arrivera jamais de dialogue en dehors de ma propre initiative, » a déclaré Félix Tshisekedi, cité dans le communiqué publié sur le compte X de l’Union sacrée de la Nation (USN), plateforme politique présidentielle.
Et de poursuivre : « Le dialogue ne se fera qu’à mon initiative. Les Congolais n’ont pas besoin de prendre les armes, retarder le développement de notre pays, ».
Il a évoqué les processus de paix de Doha et de Washington, qui sont impulsés par des pays amis soucieux de voir la RDC vivre en paix:
« Ce sont des dynamiques négatives, étrangères, nous définitivement en paix. Quand nous resterons entre congolais, nous allons pouvoir définir nous-mêmes le mode de vie et de marche de notre République, ».
Cette réaction intervient dans un contexte où Thabo Mbeki, ancien président sud-africain organise une rencontre sur la paix en Afrique et notamment en RDC. Kinshasa décline l’invitation. Le gouvernement Tshisekedi estime que l’ancien président sud-africain n’est pas un médiateur neutre dans la crise de l’Est.
Les autorités de RDC ont officiellement décliné l’invitation au dialogue africain sur la paix et la sécurité, programmé du 3 au 6 septembre en Afrique du Sud. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a expliqué la semaine dernière que cette décision repose sur l’ambiguïté des positions de son organisateur, l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki concernant la crise sécuritaire dans la partie orientale de la RDC.
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