Au moins huit morts, dont cinq miliciens Wazalendo à la suite des affrontements qui ont éclaté entre le 16 et le 17 septembre à Mwenga- centre dans la province du Sud-Kivu. Selon des sources locales, tout est parti de la destruction des barrières installées sur la route nationale numéro 2 (RN2).
Une opération qui a été menée par quelques commandants Wazalendo, avec, parmi eux, Foka Mike, ancien ministre provincial en charge de l’Intérieur, avec l’appui d’un officier de l’armée congolaise basé à Mwenga. Au cours de cette opération, plusieurs postes le long de la route ont été démantelés, certains même brûlés, selon une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.
Ces barrières serviraient à récolter des taxes illégales sur les passants, notamment, les petits commerçants, les motos et les véhicules. Des montants allant de sept à quarante dollars par traversée. Face à cette pression le responsable du groupe Wazalendo incriminé a accepté de réduire les frais, mais pas de supprimer les postes.
Le groupe explique notamment que les Wazalendo financent en partie leurs activités grâce à ces taxes. Au moins sept groupes de territoires de Mwenga et Shabunda ont écrit aux autorités nationales.
Dans leur mémo, ils demandent la révocation du commandant Tshihutu Vela, responsable du régiment 3306 basé à Mwenga. Ils notent également que certains groupes sont financés directement par Kinshasa et d’autres payés par des sociétés minières étrangères présentes dans la région.
Cet événement rappelle ceux d’Uvira dans la partie sud de la province, une semaine plus tôt, où ces miliciens avaient obtenu le départ d’un officier des Forces armées congolaises (FARDC).
Plaidoyer mené auprès de la RAD
Dans le souci de rétablir le climat de confiance et de paix entre différents groupes Wazalendo, Trésor Lutala Mutiki, en sa qualité d’élu de Mwenga a été en audience avec le coordonnateur de la Réserve nationale de la défense (RAD), le Lieutenant-général Padiri Bulenda David ce jeudi 18 septembre.
Selon des sources concordantes, cet élu de Mwenga a eu des assurances de la part du coordonnateur national de la RAD qui s’est engagé à s’impliquer pleinement pour que l’accalmie revienne et que pareille situation ne se répète plus afin que le climat de confiance règne désormais au sein des troupes pour ne pas donner l’occasion d’infiltration à l’ennemi.
Rédaction


