Dans la province du Sud-Kivu, un dérèglement inhabituel du calendrier climatique suscite de vives inquiétudes, notamment chez les agriculteurs. Alors que le mois de mars marque habituellement une transition vers une période ensoleillée, de fortes pluies continuent de s’abattre sur la région, bouleversant les repères saisonniers.
Selon Ladislas Watenane, acteur engagé dans les questions environnementales, cette situation a déjà des répercussions visibles.
« Nous observons une diminution de la production agricole. Certaines cultures reçoivent un excès d’eau, ce qui affecte leur croissance, tandis que plusieurs champs sont menacés par l’érosion des sols, » a-t-il expliqué.
Dans cette région où l’agriculture constitue la principale source de subsistance, ces perturbations climatiques mettent en péril la sécurité alimentaire de nombreuses familles. Les pluies abondantes provoquent des inondations localisées, appauvrissent les sols et fragilisent les plantations, réduisant ainsi les rendements agricoles.
Face à cette crise, Ladislas Watenane appelle à une prise de conscience collective. Il encourage l’adoption de pratiques respectueuses de l’environnement, notamment à travers l’agroécologie, qui vise à concilier production agricole et préservation des ressources naturelles.
Par ailleurs, les acteurs environnementaux sont invités à renforcer la sensibilisation des communautés locales et à développer des programmes de formation. L’objectif est d’améliorer les capacités d’adaptation des agriculteurs face aux changements climatiques et de promouvoir des stratégies durables pour protéger les moyens de subsistance.
Merci Byamungu (stagiaire)


