Sud-Kivu : Plaintes contre les services techniques du bateau Emmanuel 4, Le BCSC lance un ultimatum aux établissements Silimu

Le Bureau de Coordination de la Société civile du Sud-Kivu (BCSC) adresse un avertissement aux établissements Silimu en rapport avec les plaintes émises contre les services techniques de l’un de ses engins en panne qui effectue des embarquements mettant ainsi en danger la vie de ses clients. Cet ultimatum a été lancé par Adrien Zawadi, le Président du BCSC dans une interview accordée à Jambordc.info, ce vendredi 23 Juillet 2021.

Pour le Responsable de cette structure citoyenne, la Société civile condamne la légèreté qui s’observe dans la maintenance et la réparation des engins au sein des établissements Silimu, qui à l’en croire, ce dernier temps brille par le manque de rigueur dans le suivi de ses services techniques, une condition qui dessine un danger pour la population.

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” (…) Il ne faut pas généraliser, parce que je sais que Silimu a plusieurs engins entre autres Emmanuel 1,2 et 3 qui se portent bien. Mais il s’agit donc ici du bateau Emmanuel 4 pour être clair, qui, ça fait plus de deux fois qu’il est tombé en panne. La dernière fois, je crois on l’a tiré du côté de Bukavu jusqu’à Goma. Ça, c’est  quand-même un danger pour la population qui se déplace en empreintant ce moyen. Et donc nous Société civile, nous dénonçons et demandons que ce soit la dernière fois, que ce bateau ne puisse plus naviguer sans des garanties techniques concrètes. Nous avons été alerté toute la nuit par des gens qui étaient à bord de ce bateau qui lançaient des SOS danger. Ça c’est frustrant comme condition de voyage (…)”, a-t-il déclaré.

Selon Adrien Zawadi, à l’instar des engins roulant, sa structure citoyenne exige aussi le contrôle technique pour ce bateau avant que ce dernier reprenne le trafic. Pareil pour tous les autres bateaux qui présentent des anomalies techniques.

” (…)Puisqu’on l’exige pour les véhicules, on doit le faire aussi pour les bateaux. Ce n’est pas seulement aux véhicules taxi-bus, motos et camions, pour les bateaux aussi(…)”, a-il renchérit.

Face au danger que cette situation représente pour la population, Le Président du BCSC pointe du doigt également ce qu’il qualifie d’irrégularisation dans ce secteur faute des autorités ayant en charge le transport lacustre pour avoir laissé un bateau comme celui-là naviguer alors que techniquement il présente des dangers et des risques.

Notre source appelle à la responsabilité des autorités compétentes en charge du Transport en premier ainsi qu’aux établissements Silimu afin de prevenir le pire.

Alpher Kalala

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