Sud-Kivu : « Marcellin Cishambo est parti, c’est la victoire de la démocratie », dixit Christopher Safari (pétitionnaire)

Sud-Kivu : « Marcellin Cishambo est parti, c’est la victoire de la démocratie », dixit Christopher Safari (pétitionnaire)

Dans une interview accordée à jambordc.info  au sujet de l’élection des gouverneurs des provinces dont le Sud-Kivu, Christopher Safari, un des initiateurs de la pétition contre le gouverneur Marcellin Cishambo, a fait savoir que l’heure n’est plus à la polémique, le départ du gouverneur est une victoire de la démocratie.

Le Sud-Kivu est parmi les provinces concernées par l’élection des gouverneurs, selon le communiqué de la CENI. Quelle est votre réaction ?

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Cette publication du calendrier par la CENI est une réponse à la revendication de la population du Sud-Kivu suite à la pétition qu’elle a signée et que nous comptions déposer prochainement. Cela me permet de dire que Marcellin Cishambo  appartient désormais au passé dans cette province. Nous sommes très contents que notre lutte ait abouti.

Que reprochez-vous à M.Cishambo Ruhoya ?

Marcellin Cishambo se considérait comme un invincible et éternel. Il a géré la province de manière chaotique, il a pillé les biens de la province jusqu’à l’endetter. A l’heure où nous parlons, la province a un compte déficitaire de plus de 900 millions des francs congolais et tout cela par sa mauvaise gestion. Le peuple, par la signature que chaque congolais du Sud-Kivu a donné, voilà que l’ex. Gouverneur vient de partir avant que la pétition ne soit déposée. C’est la victoire de la démocratie. Toute la rue est en fête.

En dépit des maux, qu’inscrivez-vous à son positif durant les 7 ans qu’il a géré la province du Sud-Kivu ?

Au fait, il est difficile de dire que quelqu’un peut manquer du positif. L’ancien gouverneur Cishambo a détruit les maisons des gens sous prétexte de construire la route, mais comme paradoxe, il n’a pas indemnisé les victimes ; ce qui est un autre problème. Donc, il a voulu résoudre un problème en en créant un autre plus compliqué.

Quels profils devrait avoir le prochain gouverneur du Sud-Kivu ?

Les critères sont nombreux. Nous souhaitons qu’il soit quelqu’un qui a une probité morale, digne et qui a le sens du bien commun, qui est prêt à servir la province et qui maitrise bien la province du Sud-Kivu, même dans ses petits détails.

Quel mot aux députés qui devront élire le futur patron de l’Exécutif du Sud-Kivu ?

D’abord, c’est le rôle des députés provinciaux d’élire le gouverneur de province. Nous avons des expériences très fâcheuses telles que ces élections se faisaient de manière clientéliste. Les députés s’amusaient à monnayer leurs voix, ce que nous ne voulons plus que ça se répète.

Nous souhaitons que  ce soit la meilleure occasion où nos députés pourront voter sur base des critères. C’est l’occasion pour marquer l’histoire du Sud-Kivu.

Pensez-vous que les candidatures de l’opposition seraient favorables à ce poste ?

J’aurais aimé que la CENI donne accès libre à tout citoyen congolais qui a de l’ambition de postuler comme gouverneur. Qu’il soit de l’opposition, de la majorité ou de la Société civile il peut postuler quitte aux députés de jeter leur dévolue sur  la personne de leur choix et qui remplit les critères d’un bon dirigeant. Ils devront choisir l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Et comment pensez-vous gérer les signatures récoltées pour accompagner la pétition ?

Tout ce que nous allons faire, c’est de rassembler toutes les signatures qui nous ont été déposées et les conserver dans les archives de la province. C’est une expérience très importante et pensons qu’après nous, d’autres pourraient suivre notre exemple car, nous avons fait notre travail et c’est tout. L’heure n’est plus à la polémique.

interview réalisée par Jean-Marie Mulume

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